Chat et Souris – Paris Theatre Michodiere

Chat et SourisNous sommes allés voir « Chat et Souris, » pièce comique de Ray Cooney au théâtre Michodière, avec nos amis Eric et Valérie. La pièce est typiquement du théâtre de boulevard (définition chez wikipedia) que j’ai découvert pour la première fois de ma vie. Ce style de théâtre a des codes précis, notamment en termes de rythme (beaucoup d’action), le sujet (les relations de couple…etc) et des portes qui claquent.

Le mise-en-scène est par Jean-Luc Moreau qui interprète avec beaucoup de talent Jean Martin à coté de Francis Perrin qui interprète, avec sa personnalité touchante, son ami et complice Gilbert Jardinier. Avec un scénario contemporain (comprenant le rôle que l’internet peut jouer dans la rencontre), c’est une pièce pour se détendre. Avec des grands eclats de rire — surtout dans la première moitié — nous avons passé un très bon moment. Ca fait toujours du bien de rire autant. Le diner post-spectacle chez Drouant était délicieux.

Quatre commentaires: D’abord, ce petit théâtre était plein à craquer avec des personnes de toutes âges — démontrant bien l’appétit des gens pour du divertissement et contact « réel. » Deuxièment, j’ai noté l’énergie remarquable des acteurs principaux (les quatre adultes tous passés la cinquantaine) jusqu’à la fin de la pièce — qui semblait être bien au-dessus de l’énergie des deux jeunes acteurs…Etonnant. Troisièment, la connexion internet se manifestait dans la bande sonore (au début de chaque acte) avec la vieille technologie analogue (pas de haut débit pour la connexion, contrairement au rythme soutenu de l’action). Enfin, le le nom de la jeune fille dans la pièce est Alix — un nom peu commun et le nom de ma mère

A voir!

Disponibilité jusqu’à la fin de l’année 2007. Pour des billets en ligne: Infoconcert en vend.

Quelques pensées sur L’Elégance du Hérisson

Hérisson ElegantQuelques pensées sur L'Elégance du HérissonL’Elégance du Hérisson – Un billet écrit par Yendi

Muriel Barbery aux éditions Gallimard a écrit un roman à succès « L’élégance du hérisson. » Je l’ai lu grâce à ma kiné, une jeune femme Charlotte qui a avoué n’être pas entrée dans les pensées profondes du livre.
Moi si. Voici deux de mes pensées profondes à partir de celles de l’auteur.

Pensée profonde numéro 3
« Les forts chez les humains ne font rien. Ils parlent. Parlent encore ».

Comme c’est vrai. Les hommes vivent dans un monde où ce sont souvent les mots et non les actes qui ont du pouvoir, où la compétence ultime est la maîtrise du langage. La verbalité est un signe d’intelligence, le plus évident et parfois le plus apprécié. Je le vois à l’école jeune, très tôt, l’éloquence est une supériorité, parfois décisive dans le cours des études et des portes ouvertes.

Pensée profonde numéro 8
« Il faut vivre avec la certitude que nous vieillirons et que ce ne sera pas beau, pas gai et se dire que c’est maintenant qui importe, construire maintenant quelque chose à tout prix, de toutes ses forces. Gravir pas à pas son Everest à soi et le faire de sorte que chaque pas soit un peu d’éternité. Le futur ça sert à ça: construire le présent avec des vrais projets de vivants. »

Comme c’est vrai, comme c’est fort et beau. Malgré tout, c’est toujours trop peu et un peu trop tard. On s’est connu trop tard, toute une vie trop tard, ami de nulle part, passager de la pluie. (Paroles: Sébastien Japrisot. Musique: Francis Lai 1968 Interprète Nicole Croisille). Et tellement vrai pour notre concierge.

Pluie d’été. Le livre a d’ailleurs un corps de chapitres intitulé « Pluie d’été. » Et ce n’est pas pour rien.

Dans l’imaginaire humain, dans son « subconscient », l’arrivée du grand Amour (ou plutôt du grand désir, celui qui prend le corps entier, et donc le sexe) commence toujours par une pluie d’été, grand pouvoir symbolique d’un début de Vie, comme si l’inconscient humain collectif ancrait le début de la vie à l’eau et la chaleur, la pluie d’été. Pour notre concierge, cette pluie d’été finit sa brève passion amoureuse, l’apogée est déjà la fin.

Ce livre je l’ai lu grâce à Charlotte et je publie le blog pour Isabelle une autre jeune femme que j’ai rencontrée lors de notre voyage en Haute Egypte. Oui la vie est injuste. Notre concierge a à peine eu une porte entrouverte de quelques millimètres de bonheur. N’oublie pas, elle n’a que l’élégance du hérisson, ça ne pouvait pas finir autrement, notre concierge est socialement et esthétiquement condamnée et hérissée.

La vie est injuste pour beaucoup. Pour tous, la vie est faite de rencontres, d’émotions (comme celles de la haute Egypte face à 5000 ans de nous) mais aussi pour certains d’élégance – aujourd’hui c’est celle du hérisson.