BREXIT – Si Le Rosbif Est Cuit ?

brexitAprès le vote surprenant du Royaume-Uni pour BREXIT, nous étions certainement tous dans des discussions « animées » sur le sujet. Parmi mes amis à Paris, la conversation revenait constamment sur les Anglais. Et à l’instar du Journal du Dimanche, les deux premières pages dédiées au sujet BREXIT était entièrement focalisées sur le Royaume-Uni. Les réactions sur le continent tournaient autour de : ils vont souffrir, ils sont fous, ils ne se rendent pas compte, ils sont racistes… Mais, à mon sens, dans ces expressions, ils se trompent de conclusion. Il vaudrait mieux ne pas agir comme un amant refoulé. Une autre amie a dit, « j’ai peur. » Là encore j’ai envie de dire qu’on a besoin de passer de la peur à l’acte. Je me sens personnellement plus Européen que français (citoyen naturalisé). Et je pense que l’Europe doit agir différement à tout points de vue.

Ainsi, j’ai eu besoin d’écrire mon point de vue.

Mon message fort aux pro-Européens : ne vous focalisez pas sur le Royaume-Uni et les conséquences sur eux. Certes, les raisons qui ont motivées ce vote sont désolantes; certes le Royaume-Uni pourra voir la Livre affaiblie et son économie en difficulté… Mais le vrai sujet est :

Que faire de l’Europe ?

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Economie…matin

J’ai été frappé par un petit magazine, « Economie Matin , » www.economiematin.com qui traînait au bureau. Il y avait trois articles de l’édition 26 mars-1 avril qui m’ont interpellés.

Le premier concernait l’exonération des charges sur les heures supplémentaires (« Heures supplémentaires » p6), comme moyen de contourner la Loi des 35 heures. C’est un bon début. Mais, si on est rendu là, les syndicats ne vont-ils pas aussi refuser on sentant l’envie de contourner les 35 heures?

Le deuxième, par Marc Touati, Président de l’Association pour la connaissance et le dynamisme économiques www.acde.com, a fait un petit article très juste « Vers un exode fiscal en 2007. » Le propos de M. Touati est que la politique d’imposition en France décourage les personnes à vouloir travailler et, pire, encouragera les personnes à partir à l’étranger. Encore plus grave serait une hausse dans les investissements par les entreprises françaises à l’étranger, voire le délocalisation des sièges. Dans son article, la phrase qui fait tilt: « Les ‘dindons de la farce’ seront donc ceux qui restent, c’est-à-dire les moins favorisés. »

Dernier petit bullet-in (sur p10) remarque que « 50% des DRH français considèrent qu’un salarié âgé de 45 à 55 ans est déjà vieux. » Je dis que la difficulté restera aigue en raison du niveau élevé de chômage actuel en France qui ne permettra pas facilement à employer librement des « vieux » juste pour le plaisir (d’avoir de l’expérience). Déjà qu’on a du mal à embaucher des jeunes ; entre le CNE et le CDD, la force de travail ne gagne pas forcement libre accès aux emplois.

Au secours l’économie française

A la radio le matin du St Valentin, j’ai écouté l’entretien de Laurence Parisot qui est la présidente du MEDEF, la première organisation du patronat de France. Alors, on peut comprendre qu’elle est de droite. Cependant, j’étais ahuri de l’entendre dire que la solution pour la France est de « diminuer le chômage. » Je pense que le besoin — avec l’attitude comprise — est de créer une économie dynamique et motrice de développement pour attirer du capital, inciter les entrepreneurs, motiver les entreprises a être de plus en plus compétitif et enfin pour créer des emplois.

Les moyens sont plus importants que les fins dans ce débat car, si on commence par la fin, nous ne ferons que « céder » au lieu d’impulser.