MEDEF Think Big / Voir En Grand 2008 – Université d’Été

Invitation à l’Université d’Été du MEDEF: Think BIG / Voir en GRAND

Voir en grand - Think big : Université d'été du MEDEF 2008Je suis invité à participer à l’Université d’Eté du MEDEF 2008 sur le thème Voir En Grand (« Think Big ») du 27 au 29 août — voir le blog éponyme. Nous serons environs 150 bloggeurs de profils divers à y participer. La liste d’intervenants est bien étoffée, avec un grand nombre de PDGs (Louis Gallois [EADS], Christophe de Margerie [Total], Franck Riboud [Danone], Claude Bébéar [AXA, Institut Montaigne, entre autres] en passant par des personnalités comme Fabien Galthié, Jacques Attali et Luc Ferry, et des hommes et de femmes d’état comme Sa Majesté le Roi Abdallah II de Jordanie, Mohammed Ghannouchi, Premier ministre de Tunisie et une de mes favories, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat française chargée de l’Ecologie. [Le nombre de femmes est faible cependant. J’ai fait le compte: 29 femmes sur 232 intervenants].

Nous, les bloggeurs, seront invités à faire du live blogging. A suivre.

Voir le video des détails et modalités de cette opération par Frédéric Chevalier, responsable web-marketing du MEDEF (+ invitation de vous rejoindre à nous).

Un bon wrap up ici sur paperblog.fr.

Faire des économies en se garant à Versailles?

Voici un moyen de faire des économies… dans la belle ville de Versailles.

Ville de Versailles Parc-Metre Mondeo
Voilà un tarifaire bien curieux. Il s’agit du parc-mètre (Moneo) à Versailles. Pour 20 minutes, vous payez 50 cents. Pour 1 heure, vous payez 1.50E – jusque là, tout va bien (chaque 20 minutes coûtent 50 cents). Et puis, ça change: Pour 1h30, vous payez 50 cents pour les prochaines 30 minutes (une vraie affaire). Enfin, les dernières 30 minutes valent 1 euro entier, une arnaque.

Moralité, le mieux c’est de plannifier des rendez-vous à Versailles d’une heure et demie pile, car le taux à l’heure est égal à 1.33E versus 1.50E pour juste une heure ainsi que pour 2 heures pleines. A discuter avec la mairie!

Visite en Bretagne — Quelques adresses à retenir

Visite en Bretagne – Un temps de pause

Nous avons passé une semaine en Bretagne en famille. Trois jours sur Belle Ile et puis 4 jours à Carnac. En voici un résumé des bonnes adresses à retenir. Pour notre visite de Belle Ile, nous sommes restés dans la chambre d’hôte, l’Aubergerie, maintenue par un homme très cordial, Michel. Alors que le temps n’a pas été coopératif pendant notre séjour, l’accueil et l’ambiance chaleureux de l’Aubergerie étaient le highlight. Nous avons trouvé les meilleures crêpes sur l’île aux Embruns à Sauzon (sur le port de Sauzon 02.97.31.64.78). Un dîner gourmet à Roz Avel, place de l’EgCote sauvage de Belle Ile tant apprecie par Sarah Bernhardtlise, nous a enchanté. Les crêpes au Palais, au « Café Chaloupe » étaient tout à fait moyennes (même si l’endroit offrait le cyber café à coté) – j’ai eu l’impression que c’était un attrape touriste.

Sans doute la beauté de Belle Ile vient de sa cote sauvage (voir photo à droite) tant appréciée par la comédienne Sarah Bernhardt.

La visite de la ‘maison’ et musée de Sarah Bernhardt était très sympathique – alors que le guide audio du petit musée est un peu trop exubérant. A se méfier des horaires des marées si vous êtes intéressés à rendre visite au phare. (Lire autre blog sur le musée).

L’architecture des maisons est harmonieuse et sympathique et l’île est rustique. Mais, au total, par rapport à nos attentes (et une presse française très positive, exemple Le Point), on a été déçu de Belle Ile; peut-être parce que nous ne sommes pas des randonneurs. En plus, les prix sur l’Ile sont élevés – surtout pour ce que c’est.

Hotel 2**, Service 4****. Arrivés à Carnac, sur le continent, nous sommes restés à l’Hôtel des Rochers, détenu par le charmant, énergique et accueillant Gilles. Alors que les chambres sont tout à fait modestes, les repas étaient très bons et rien ne valait l’excellent service de Gilles et son équipe. La ville de Carnac et sa plage sont agréables. A ne pas louper la visite (45 minutes) de la Conserverie de la Belle Iloise — à Quiberon (ni la route de la côte sauvage sur la presqu’île). A ne pas manquer, aussi, l’adresse phare du chocolatier Le Roux, le créateur du caramel au beurre salé.

Nous avons dormi une nuit à l’Auberge Les Chaumières du Lac à St Lyphard (Loire-Atlantique)… Chambre de très bonne qualité. Un bon repas (mais qui ne valait pas le repas à Roz Avel sur Belle Ile). Une bonne adresse. Les enfants ont adoré la visite dans le coin du Monkey Forest. Bien sécuritaire, le lieu permet aux enfants d’apprendre à grimper en étapes sur et entre les arbres.

Voilà quelques tuyaux de notre visite dans l’ouest de la France.

Visite à Aix-en-Provence ; Comparaison de V’Hello et Vélo

Visite d’Aix-en-Provence et les Vélos en Libre Service

En visite éclair d’Aix-en-Provence, nous sommes allés traîner sur l’avenue principale, Cours Mirabeau, en regardant les brocantes (avec des prix tout à fait envolés). La grâce de cette ville, son architecture harmonieuse et travaillée et le temps ensoleillé (sans effet de mistral) séduisent. Nous avons déjeuné aux célèbre Deux Garçons (W Cities review), lieu créé dans l’année critique 1792, et qui a connu beVélo Libre Service à Marseilleaucoup de guerres et de visiteurs célèbres. Après la bombe mafieuse en 1988, l’intérieur a perdu de son charme. Enfin, c’est tout de même, un endroit mythique d’Aix. (Visiblement les Deux Garçons ont renoncé à leur site web.)

À noter que les deux villes du sud ont enclenché leur propre système de Vélib v'hello Velib a Aix-en-Provence– vélo en libre service (VLS). À Marseille, on l’appelle Le Vélo (à gauche) et on leur plaint des grandes collines à monter. Avec ses 80 stations et 750 vélos, mine de rien, ça semble bien fonctionner.

À Aix-en-Provence, on l’appelle le V’Hello (à droite, avec un parc de 200 vélos), un joli jeu de mots, en honneur sans doute de leur trafic touristique (et anglophone).

Visite de Marseille pour le 14 juillet 2008

Un weekend à Marseille pour fêter le 14 juillet 2008Notre Dame de la Garde a Marseille

Nous avons passé un long week-end à Marseille autour du 14 juillet avec notre amie Isabelle. En partant de Paris, on est arrivé à Marseille en 3 heures grâce au superbe TGV. Sur le chemin, on a eu de la pluie pendant les 2 premières heures du trajet; ensuite, le paysage a changé, la terre aride s’est manifestée et le soleil du sud nous a convié. Arrivés à Marseille à la gare Saint-Charles, nous étions accueillis par Isabelle qui nous fait une visite guidée avec une tournée pittoresque au bord de la mer (il semblait que le 8è arrondissement s’étalait pendant des kilomètres).

Notre premier dîner était au restaurant « Au bord de l’eau », au petit port de pêche, le Port de la Madrague Montredon, où nous nous sommes régalés avec un plat royal de poissons, accompagné par le rosé qui s’oblige.

Le lendemain, une visite du vieux port s’imposait. On a visité le Musée du Vieux Marseille, à la Maison Diamantée (2 rue de la Prison, 2e arr.). La particularité du bâtiment–classé monument historique en 1925–est qu’il a survécu à la destruction des vieux quartiers en 1943. On y voit une photo de la place totalement rasée hormis cet immeuble. Dans l’escalier, on trouve un plafond magnifique, sculpté en bois. Sinon, le musée se limite à de peu peintures et objets d’époque, y inclus une collection de santons (début XIXe siècle). À noter, cependant, l’exposition sur « La Prédication de Marie Madeleine » (vers 1513, attribuée à Antoine Ronzen) où ils présentent toutes les formes d’analyse scientifique possible d’une peinture, c’est-à-dire, le rayon X et divers scans, ce qui finit par remettre en cause l’attribution à Ronzen.

Le mistral nous a fait le plaisir de se pointer le samedi soir; le vent fort du Nord (provenant du Rhône) était victorieux sur le vent pluvieux de l’Est. Ainsi, nous avons connu la vie en ville avec le vent. Outre le fait que le mistral sèche le linge rapidement et fait emmêler les cheveux, on a pu constater que la présence du mistral change radicalement les activités. Néanmoins, malgré le vent, j’ai pu jouer une heure de tennis paisible avec le très sympathique, formateur et talentueux Olivier au Tennis Club de Marseille (le terrain était bien abrité).

Avant de quitter Marseille, nous avons fait une dernière escale au restaurant sur le vieux port, La Cuisine au Beurre. Nous étions tenté par la bouillabaisse (délicieuse), cependant, je vous mets en garde : à se méfier au moment de régler. Deux pastis supplémentaires sont apparus sur le compte, et un malheur semblable est arrivé aux marseillais à la table voisine. Autant dire, que le patron se fait un plaisir de voler tout le monde.

Tout de même, une visite très agréable. Et, un grand merci à Isabelle pour notre weekend de découverte.

Bilan du Velib à Paris en 2007

Avec l’arrivée du Vélib à Paris, il y a eu un cri d’appel de la part des vendeurs de bicyclette que la ville de Paris allait les mettre en faillite. Il s’avère que, au contraire, le Vélib a contribué à une augmentation nette des ventes de bicyclettes. C’est l’histoire dans Le Parisien du 16 juillet, 2008 dans l’article « Le grand retour de la petite reine. » En effet, les ventes de vélos de ville ont progressé de 35% en volume, soit 232,500 unités achetées. Avec 5,7 vélos pour 100 personnes en France, l’Hexagone se place en 4è position, derrière le Japon (je ne l’aurais pas cru), les Pays Bas et les États-Unis. Le concept du Vélib est venu en France au bon moment peut-être, par rapport à la hausse des prix de l’essence.

En 2007, il y a eu 26 millions d’utilisations du Vélib à Paris, où il y a désormais 400 kilomètres de pistes cyclables. La pratique du Vélib s’est répandue sur beaucoup d’autres villes en France, moyennant 43 villes et 40,000 VLS ou vélos à libre service. En 2007, à noter par contre que près de 30% du parc a été vandalisé ; et il y a eu 1,000 Vélibs (représentant 5% du parc parisien de 20,000) qui ont disparus. Sacré business.

Parlant du business, j’ai lu avec attention quelques sites/blogs, qui parlent du désenchantement du système de financement et le lien entre la publicité et ces VLS. La question se pose: est-ce que le bilan carbone des VLS en France devrait prendre en compte la production et mise-en-place des publicités faites par ADECCO? Lire ces sites si cette question vous intéresse: un site militant baptisé Résistance à l’agression publicitaire « Pour des vélos libérés de la publicité » et « La pub ne doit pas financer le VLS » sur contre-feux.com.

Sinon, autre statistique intéressante : il y a eu 11,269 contraventions aux cyclistes en 2007 contre 3,904 en 2006.

Et des paris pour 2008?

Taxis à Paris: L’Enfer… même sans la grève

Taxi a Paris pour RoissyUne autre expérience d’enfer, et totalement oubliable, de taxi à Paris et ce sans avoir à faire avec une grève.

L’autre jour, je suis descendu sur l’avenue Niel dans le 17e à Paris à 8h30 pour chercher un taxi. Bien entendu, c’est la période « chargée » pour les taxis. J’attends 10 minutes à la borne à côté. Rien. Je me déplace sur Avenue Ternes. Une autre borne. Rien. Enfin un taxi « libre » approche, mais ne s’est pas arrêté à la borne. Malheureusement, on va dire pour lui, le feu à côté de nous est passé rouge. Il était obligé de baisser la fenêtre pour m’expliquer que, non, il n’allait pas me prendre, car malgré l’enseigne allumé, il n’était pas libre, en fait. Bien sûr.

Après quelques minutes de plus d’impatience, je monte l’avenue Ternes à pied. Je repère un deuxième taxi libre de l’autre côté. Il me fait le signale fatidique par le doigt indexe qu’il n’était pas disponible, malgré le signe toujours allumé par-dessus (indiquant libre). Je me pointe à la porte Maillot, m’apprêtant à prendre l’autobus Air France à Roissy (12 euros), car je ne voyais pas d’autres solutions pour être à l’heure.

Hitch Hiking a Paris - instead of taxiEnfin, je repère un autre taxi « libre » et lui signale avec véhémence. Le chauffeur, Mohammed, s’arrête pour moi, au lieu de l’hôtel, à quelques pas devant, où le concierge l’avait sifflé peu avant. Je monte rapidement, me sentant un peu filou. En écoutant mon point de vue sur les taxis, Mohammed reste totalement courtois et apologétique. Je découvre deux nouveautés : il ne s’arrête plus aux hôtels car il n’y a que la mafia (les chauffeurs de taxis « attitrés » paient pour être appelé par l’hôtel) ; et, puis, il y a, à Roissy, un casino tout entier où les chauffeurs jouent sans cesse – au point où ils se remettent dans la queue d’attente au lieu de prendre une course pour pouvoir continuer le jeu. Enfin, je comprends qu’il y a, soit pas suffisamment de taxis, ou les chauffeurs sont trop bien payés; ou les deux.

La réponse est en parti d’avoir plus de taxis, mais aussi de changer des règles qui ennuient le bon fonctionnement, à savoir, l’obligation « borne », l’obligation du prix « minimal » (en réponse à la compétition déloyale) et l’obligation de prendre des courses à Roissy… Moyen en quoi, les obligations ne font pas l’affaire. Une des réponses, c’est d’avoir un plus grand nombre, certes (prévu par les nouvelles mesures si les grèves ne font pas faire marche arrière) et aussi, de débloquer la circulation « exprès » pour les taxis (aussi prévu entre CDG et Paris d’ici quelques ans). Mais, il faudrait une formation particulière pour accompagner l’optimisation de ces mesures. Principal dans ces mesures, ça serait de former les chauffeurs à (1) connaître le plan de Paris; (2) plus important encore, la politesse.

Alors que je suis arrivé à l’heure (ayant vu large) à l’aeroport ce jour-là, je trouve difficile à comprendre que les chauffeurs de taxis n’ont pas pris conscience de ces problèmes de fond de façon à vouloir entreprendre des changements eux-mêmes. Mohammed a compris pas mal, non obstant son service déloyal aux hôtels. S’ils se plaignent de la baisse des prix des licenses à cause des nouveaux arrivés, il y aurait un moyen de devenir occuper dans les heures hors pointe en étant plus agréable, plus courtois et efficace qu’ils le sont actuellement. Peut-être, ainsi auraient envie les Parisiens de prendre le taxi plus fréquement.
Transport en Commun -- Au Choix
Peut-être au final que la lutte pour un meilleur service dans les taxis à Paris est perdu d’avance. Ce qu’il reste à faire, c’est trouver et réserver une écurie de bons chauffeurs (indépendents) avec lesquels vous vous entendez.

Entretemps, aller à pied ou en transport au public (en écoutant un podcast sur mon baladeur) me paraissent les meilleures solutions tant sur le plan santé et efficacité qu’écologique. Et vous? Comment faîtes vous?

La liberté de la femme sous trois angles

Droits des femmes: Le voile en TurquieJ’ai lu avec attention trois histoires qui se sont déroulées cette semaine.

1. La Cour suprême en Turquie s’est opposée 9 votes à 2 (reportage TF1 « Le voile reste interdit à l’université) au port du foulard à l’université – un cas crucial pour défendre l’état « laïque » de la Turquie. (« Turkey’s high court overrules government on head scarves » in IHT June 5, 2008). Étonnement, ce cas pourrait préfigurer l’abolition du parti en pouvoir, le AKP et son Premier Ministre pratiquant, Tayrip Erdogan. Il me paraît drôle qu’en France le port du foulard soit permis au facs (article sur wikipedia sur ce sujet).

Droits des femmes: Le regard feminin sur le divorce a Lille2. Le jugement à Lille de l’annulation d’un mariage entre deux musulmans avec, comme justification, la non virginité de la femme. La Ministre de la Justice, Rachida Doti, qui avait approuvé ce jugement au début, a changé de position et maintenant est en train de s’y mettre. Ce jugement est d’autant plus alarmant quand on considère qu’en Algérie, il y a eu plusieurs condamnations et expulsions contre des Chrétiens pour pratiquer la chrétienté. Je réfère à l’article qui s’exprime sur ce sujet « Islam : quand la France se réveille… » par Ivan Rioufol [blog.lefigaro.fr]. Lire aussi la chronique d’Alain-Gérard Slama du 2 juin, « Le Jugement de Lille et Le Divorce Français. »

3. L’Allemagne fait d’un nouveau livre scandaleux, « Feuchtgebiete » (Wetlands en anglais), un best seller avec plus de 680,000 copies vendues depuis son mise en marché en février. Comme j’ai lu dans l’article de l’Herald Tribune, « A raunchy best seller gets Germans talking » le 6 juin, 2008, le livre est interdit aux moins de 18 ans. Ce livre, écrit par une femme, Charlotte Roche, raconte la vie sulfurique et extrêmement sexuelle et scatologique d’une fille de 20 ans. Alors que l’Allemagne est un pays riche, ouvert, democratique et évolué, paradoxalement, l’Allemagne est aussi 23è/27 en Europe en termes de disparité de salaire entre les hommes et les femmes (22% en moins pour les femmes). Roche, née en Angleterre, remet une couche sur la liberté de la femme. En tout cas, ça confirme que le sexe vend.

Je trouve frappant que ces trois histoires dans trois pays différents sortent presqu’au même moment cette semaine Un pays essentiellement musulman qui repousse les traditions musulmanes, un pays « laïque » qui accepte les coutumes musulmanes et, en même temps, l’Allemagne continue dans sa tradition « progressiste. » Trois axes de pensée autour de l’école, le mariage et le sexe. Trois façons d’aborder la liberté de la femme.

Le Tour du Monde en 80 Jours a Cafe de la Gare

Le Tour du Monde en 80 Jours a Cafe de la GareLe Tour Du Monde en 80 Jours à la Café de la Gare: 4**** sur 5

Ce dernier samedi soir, grâce à des amis les Madeline, nous sommes allés en famille voir la pièce, « Le Tour du Monde en 80 Jours, » la célèbre histoire de Jules Verne adaptée par Sébastien Azzopardi, au Théâtre Café de la Gare à Paris.

Cette adaptation suit les grandes lignes du livre, mais se permet beaucoup de libertés, plutôt hilarantes. La pièce se déroule en 75 minutes (presque une minute par jour!) et on ne voit pas le temps passer, mais on sort avec les rides de rire bien creusés. Ça fait du bien. Nos enfants (8 et 11 ans) ont également adorés, même si, entre les blagues d’adultes et les références très françaises, nous n’avons pas tout capté. Parfois, ça allait trop vite. Mais, le jeu physique et expressions burlesques des acteurs, leurs interactions avec le public nous ont emballés.Tour du Monde en 80 Jours par Jules Verne

Nous avons eu la chance de voir la dernière séance de cette 2è saison et j’avais l’impression que les acteurs étaient déchaînés, proches du fou-rire pendant presque tout le spectacle. (Est-ce que c’est comme ça à chaque fois?).

Les acteurs qui ont fait de notre séance un vrai plaisir:

* Phileas Fogg – le grand Yan MERCOEUR
* Passepartout – l’eminement français Eric GUEHO
* L’Agent Fix, Lord Sullivan, … – mon favori personnel Alexandre GUILBAUD
* Le Consul, Lord Isn’t It, Ali, le pôlissemon (« policeman »)… – l’excellent Romain CANARD
* Aouda, la princesse droguée – Réjane LEFOUL.

Sur les bémols, le service « téléphone » du théâtre était franchement mauvais — à se demander s’ils voulaient des clients. Aussi, comme il n’y a pas de places attitrées, il faut se pointer en avance afin d’avoir des bonnes places et, comme on attend dehors, c’est moins drôle quand il pleut (comme c’était le cas samedi soir). A prévoir le parapluie si la météo s’annonce mauvaise.

Attention: La pièce reprendra le 18 juillet et je vous encourage vivement d’y aller…et avec enfants si vous en avez. D’ailleurs, le théâtre Café de la Gare ferme d’ici là pour des rénovations. Peut-être la salle sera meilleure aussi?

Café de la Gare, 41, rue du Temple, 75004 Paris
Réservation par téléphone au 01 42 78 52 51 à partir de 11h, y compris pour le jour même. Plan d’accès & Site internet
Métro : Hôtel de Ville (ligne 1-11) ou Rambuteau (ligne 11)
Bus : 29-75 arrêt Archives/Rambuteau ou 38-47 arrêt Centre Georges Pompidou
Parking : rue St Bon

Quelques autres sites/blogs qui en parlent:
MySpace de Romain Canard
Premiere
Bulle de Cola
Froggy Delight

Dialogues Equation 2008 sur l’Envionnement Durable

Dialogues EQUATION de GabrielliNathalie Kosciusko-Morizet (j’abrègerai à NKM) est décidément une ministre d’exception. Rarement ai-je vu une personne si rapide, si précise et à la fois si décontractée et agréable à écouter, tout en ayant un bon sens d’humour. La Ministre d’Ecologie a présenté hier lors d’un colloque très interactif, Dialogues EQUATION, organisé par la société Companieros (fondée par Antoine de Gabrielli) et qui a eu lieu hier (le 19 mars) à la Sorbonne Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Le thème du colloque 2008: « Réussir demain? Ce que change le développement durable. » Démarrant à Paris, le colloque poursuivra avec des sessions dans trois autres villes en France (Lille, Lyon, Nantes). Ce colloque a été sponsorisé aussi par Le Monde, avec une parution spéciale ici.

Quelques points lors de son intervention — ou plus aptement appelé un dialogue avec la salle (d’environs 400 personnes, plutôt étudiants):

– Avec un démarrage bien motivant, NKM a commencé par dire que les étudiants d’aujourd’hui avaient la chance d’entrer dans le monde du travail dans un moment historique où les choses bougent tellement – notamment avec ce changement de dispositif écologique.

– NKM a remarqué le grand succès du Grenelle de l’Environnement pour son côté libre-choix des participants dans les forums et la pression de ne pas être celui (ou celle) qui ne participe pas activement… Elle a parlé de l’impact possible lors du passage à la Présidence de l’Union Européenne pour la France à partir du 1er juillet 2008. Elle a évoqué la possibilité que d’autres pays européens reproduiseraient un Grenelle semblable chez eux.

– L’erreur du Protocole de Kyōto était, selon elle, de donner aux pays avancés au niveau écologie (e.g. les pays Scandinaves…) des exigences élevés vis-à-vis les effets de serre, sans en donner aux pays moins avancés dans l’écologie mais qui, eux, sont particulièrement concernés par le réchauffement climatique (Afrique, Brasil…).

– A la question pourquoi le nouveau regroupement — sous le Ministre de l’Etat Mr Jean-Louis Borloo – n’ait pas ajouté le Ministre de l’Agriculture, NKM a répliqué avec de l’esprit qu’ils avaient aussi entrepris l’idée expansionniste de rapatrier les Ministères des Finances et la Santé… Enfin, le Développement Durable touche à tout. Ils se sont limités au regroupement actuel (i.e. les ministères de l’Environnement, Ecologie, l’Energie, et l’Aménagement du Territoire).

– Au Ministère de l’Ecologie, la Ministre a pu faire quelques changements. Notamment, elle a choisi le Peugeot 308 versus le standard pour les Ministres (le 407) en raison de la plus faible émission de CO2 (120g par km, soit 60g moins que le 407). Elle s’est assuré que les produits d’entretien au Ministère soient normés NF (en particulier parce que plus sain pour ceux qui les utilisaient). Aussi, elle a fait ajouter au menu du restaurant des choix Bio, ainsi que des vins Bio (« ce n’est pas si mal, surtout si on connaît toutes les saloperies qu’il y a dans le vin normal. ») De toute façon, un bon vin est généralement, d’office, plus bio selon l’oenophile and bon viveur, Nick Passmore. Apparement, l’offre bio prend le dessus maintenant. Alors, le Ministère mène par exemple et, comme elle a tout justement dit, il ne s’agit pas d’être intégral dans son approche, mais de le faire en adéquation avec son esprit, et son hygiène au quotidien.

– A se rappeler : à ne pas l’appeler le Khmer Vert, comme a suggéré un participant. (See Open Democracy Blog for a little insight into the denomination). NKM n’a pas apprécié la référence – à juste titre.

J’ajouterais que Mme la Ministre était habillée d’une façon élégante mais décontractée. Sans maquillage évident, son discours droit, et son sens d’humour, yeux rapides et sourire authentique m’ont séduit. Mme Kosciusko-Morizet, gauchère, notait le nom de celui qui posait la question pour pouvoir ensuite l’appelait par nom. Nice touch. Enfin, je note que son nom, Nathalie Geneviève Marie Kosciusko-Morizet, est bien plus compliqué que son style… parfois, les opposés s’attirent.

La fin de la journée était clôturée par Pierre Rabhi, grand philosophe, écrivain et originaire du Sahara, avec une intervention sur le Dialogue Intérieur.

En tout cas, bravo à tout ceux qui ont organisé (kudos Antoine) et/ou aidé dans l’organisation de ce colloque intéractif Dialogues Equation, divers et complet à la fois.

Et pour la carrière politique de Mme Kosciusko-Morizet, je m’attends à entendre parler d’elle plus à l’avenir.

MIS A JOUR le 21 mars: Une vidéo excerpt sur le site Dialogues EQUATION de NKM. Sur la question du nucléaire en France.

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Ceux qui ont ecrit sur le colloque déjà:
Agro Paris Tech
Studyrama
Cap Campus