Le lien manquant

Billet par Yendi Dial

Où est le lien?

Le 1 mars 2011, Michel Serres, philosophe et écrivain, a fait un discours à l‘Institut de France. Les nouvelles générations sont des femmes et des hommes nouveaux « hominescentes », ce qui me fait rebondir sur la présentation de Minter Dial (sur la relation entre la marque et la Génération Y) dans laquelle, il développe les nouveaux rapports au travail, à la consommation et aux marques.

Précédemment, l’expérience humaine était celle de la guerre, la faim, la douleur, la petite communauté fermée sur sa langue, sa culture, sa religion, son pays, sa nation, l’homogénéité culturelle.

Le confort se répand… Continuer la lecture

Eyeka – Entretien avec le DG François Pétavy

Fondée en 2006 par Gilles Babotin et Franck Perrier, Eyeka est une entreprise française qui s’est établie sur le créneau de la co-création et du crowd-sourcing, ayant créé une communauté de plus de 140,000 consommateurs créatifs qui permet aux marques d’avoir accès rapidement et de façon internationale à des insights et des idées dans une optique d’innovation.  Dans cet entretien avec le Directeur Général, François Pétavy, on découvre Eyeka, comment ça marche et comment une marque peut prendre l’avantage de ce service.  Y inclus les erreurs à éviter.


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Le sexe, l’argent et la violence : 3 ingrédients pour un bon film.

Post d’invité par Yendi Dial pour la Journée de la Femme 2011

Le potentiel des femmes est sous exploité. Dans les années 80 quand j’avais 20 ans, on pensait que ça changerait.

La révolution sexuelle

Boucher's Odalisque Painting
Boucher’s Odalisque

Après tout, il y avait eu la révolution culturelle et sexuelle des années 70 : la pilule contraceptive, l’avortement, les femmes toujours plus présentes dans la vie “active”. A ce sujet, je n’aime pas dire que les femmes « travaillent » davantage, ça suppose qu’elles ne faisaient pas grand-chose avant. C’est complètement faux. Seule la petite minorité de bourgeoises ne travaillait pas, les autres (ouvrières, paysannes, commerçantes) ont toujours travaillé.  La révolution sexuelle a été au profit des hommes encore plus qu’au profit des femmes, le travail scientifique sur la sexualité masculine a été plus prolifique que celui sur la sexualité féminine. L’image de la sexualité féminine, c’est mystérieux, compliquée, intérieure, c’est même dans la tête!. On entend «  le sexe est moins important pour les femmes, c’est dans la tête », et en contradiction, on entend aussi d’une femme qu’elle est mal baisée, ce qui prouverait que le sexe est important pour les femmes aussi. C’est bien connu, la langue, les mots font notre image sexuelle. Les femmes à hommes sont des putains tandis que les hommes à femmes des séducteurs.

Ce n’est que récemment  que des études scientifiques ont été faites sur le clitoris. L’intérêt avait porté essentiellement sur la sexualité masculine parce qu’il y a plus d’hommes scientifiques que de femmes. Mais dans la vie, il n’y a pas que le cul, il y a le fric aussi.

L’argent

Alors en 2011, pourquoi les femmes restent-elles sous-payées à job égal et qualification égale? sous représentées dans les centres de décision des pouvoirs économique et politique ? À quelques exceptions près, pourquoi n’arrivent-elles pas à briser le plafond de verre?

J’ai assisté en Septembre 2010 à une conférence du MEDEF sur le projet de loi sur la parité (Parité Egalité).  C’était très intéressant de voir les deux clans de femmes, celui qui soutenait le projet de loi, et celui qui le contestait. “Seule la compétence compte” disaient-elles, “nous n’avons pas besoin de loi pour réussir”. Ces femmes gagnantes qui se sont modélisées sur les hommes se veulent comme eux: durs, conquérants, supérieurs, des mecs quoi!. (Le message étant que les mecs sont supérieurs, donc les femmes aux qualités de femme sont inférieures).

Un second groupe de femmes soutenait le projet de loi. Elles reconnaissaient que les 20 dernières années n’ont pas amené plus de femmes aux responsabilités dans l’entreprise ou dans les instances politiques. Culturellement, ça bloque. Ces femmes parlaient plus généreusement, elle avaient beaucoup de savoir et d’intelligence, et elles donnaient de l’écoute, de la compréhension. Il n’y avait pas de sentiment d’opposition, ou de compétition malsaine. Elles n’ont pas à craindre des autres. Elles sont grandes, simplement.

Entre en jeu dans l’inégalité de traitement entre femme et homme un autre élément que la compétence. La culture. Pourquoi?

Il y a sur la femme un regard diffèrent, une appréciation différente. J’écris sur l’image, la représentation de soi, de celle que l’on se fait à travers les âges de la vie. C’est la représentation culturelle des femmes qui est au coeur de leur manque de crédibilité dans les postes de pouvoir économique.

La violence

La Femme Qui Pleure
La Femme Qui Pleure de Picasso

Il n’y a pas que la question des revenus. Si j’ouvre le journal, je trouve facilement un article qui montre que les femmes dans le monde entier sont socialement inférieures. Samedi 25 Février 2011 Le Monde « les filles moins bien loties en cas de crise alimentaire » écrit par Esther Degbe et «  Santé, éducation, violences les adolescentes perdent sur tous les tableaux » de Catherine Vincent. Les femmes ont moins de nourriture, moins d’éducation, moins de droits. Elles subissent plus de violences, viols, agressions sexuelles et conjugales, mariage forcé et précoce, excisions, etc.… .

Les exemples d’inégalité de traitement foisonnent.

Sur France info, Fawzia Koofi qui vient de publier un livre – « Lettres à mes filles » est en train de dire qu’à sa naissance, elle a été rejetée littéralement, la laissant mourir car sa mère voulait un fils (bien sûr), que la valeur d’une chèvre est plus grande que celle d’une femme. Mais aujourd’hui, elle est candidate à la présidence de l’Afghanistan. Courageuse et belle, (j’ai été éblouie par la beauté des Afghans que j’ai rencontrés au Moyen Orient).

Cette mentalité n’est pas que dans l’Islam. Certes, dans les pays riches depuis qu’elles ont accès aux soins, elles vivent plus longtemps que les hommes, mais avec moins d’argent. Certes dans les pays riches, elles ont accès à l’éducation, et sont de très bonnes élèves ; pourtant, elles gagnent moins d’argent. C’est partout dans le monde. Les femmes sont plus ou moins inférieures.

Le sexe toujours le sexe

Parfois, en dehors des périodes chaudes de copulation, un singe prend une guenon, plus ou moins avec son consentement, elle ne ressent pas l’acte comme une humiliation, mais notre espèce représente tout, au présent, au passé et au futur. Notre vécu, notre sexualité est aussi ce que nous en faisons avec le pouvoir fantastique du cerveau, ses images, ses mots.

Parce que nous sommes aussi des animaux, je reviens sur notre nature. Il y a dans la nature des femmes un élément qui les fragilise: leur sexe. Et il y a dans la culture humaine un élément qui les fragilise: leur sexe.

Par nature, avec un corps moins robuste, pénétrées sexuellement, porteuses de vie donc garantes de la survie de l’espèce, elles se doivent d’être plus prudentes. Culturellement, les femmes sont dominées, elles sont devenues un produit à vendre, échanger, acheter (la prostitution étant l’un des aspects du produit). Nature et culture s’influencent réciproquement et se justifient mutuellement de cette infériorité ressentie. Certes la maternité sublime la femme, mais la sexualité plus courante est autre, elle cherche le plaisir. Il est plus difficile pour une femme d’atteindre l’orgasme (avec un partenaire) que pour un homme. Certes, la femme peut jouir seule, beaucoup de fois successives, alors que l’homme ne peut pas, épuisé par l’acte. Cependant, la femme jouira seule. Ce n’est pas pareil. En cela, oui, nous n’avons pas cette chance de l’orgasme facile, sommes-nous inférieures?

Quelle image?

La question débouche sur notre croyance, l’image que nous nous faisons de notre sexualité. Alors un autre débat apparaît que je ne ferai qu’aborder la pornographie qui modifie (mortifie) les pratiques, et parfois tue le désir sexuel – le désir sexuel donc, défini par qui ? Par l’homme bien sûr. Si cet homme est homosexuel, il nous nie, nous sommes l’étrange étrangère, ce sexe si bizarre. Il nous reconnaît et nous aime en tant que mère, fille, ou amie, mais pas en tant que femme. L’homme hétérosexuel nous désire, mais comment ? L’homme désire une mère et/ou il désire une “putain” avec laquelle il redevient un animal. Et nous aussi, nous voulons redevenir un animal (bien que toutes les religions nous l’interdisent), nous voulons être pénétrées, jouir ; oh oui ! Ancora, ancora de la chanteuse Italienne Mina.

L’homme hétérosexuel nous désire selon ses termes, il vient dans notre monde avec les limites de sa sexualité d’homme, et ses images. Le challenge est de sexualiser notre couple, de communiquer dans la direction où le désir mutuel est défini par deux individus avec des mondes différents, mais c’est dans cette étrange différence que se trouve la vraie rencontre.

L’image des femmes évolue lentement, et aussi par soubresauts, car cette image est tout autant culturelle que naturelle. L’image de la sexualité (comme de tout) nous définit autant que nous la définissons, une interactivité sans fin dans tous les âges de la vie. L’image est basée sur nos croyances, d’où la question cruciale de l’éducation.

Pour finir sur un point positif, l’image esthétique/sociale de la femme a évolué positivement. Quand j’étais petite une femme de 40 ans était vieille, maintenant, elle est moins vieille. Souvenez-vous de cette chanson de Dalida « il venait d’avoir 18 ans ».  Elle était une femme de 2 fois son âge qui soupirait à ses derniers émois amoureux. Elle n’avait que 36 ans!

Nous resterons différentes par “nature”, mais nous devons être égales en droit et en fait. We are equal but different, it’s obvious Au pairs video, une paire de pairs.

Faisons notre film avec du sexe, de l’argent, et sans violence, enfin pas trop. c’est notre vie !

Andrei Vestemeanu : Balloon pour la Conférence Interactive (MDF#28)

Un outil interactif pour l’entreprise 2.0

Andrei Vestemeanu (HEC 2010) a co-fondé la société Balloon, un nouvel outil de communication qui permet aux participants d’un évènement tel qu’une conférence ou un séminaire, d’interagir en temps réel ensemble et avec les personnes sur scène.  J’ai eu l’occasion d’expérimenter Balloon en tant qu’animateur et participant et l’effet est très puissant.  Balloon permet de créer une conférence collaborative et plus interactive utilisant son mobile (par sms ou via smartphone) ou son ordinateur portable (connecté à l’internet).  Parmi les bénéfices, le système Balloon permet de résoudre au syndrome de la 1ère question (où personne n’ose poser la 1ère question). Dans cet entretien, vous allez découvrir le système et quelques astuces et clés de succès pour réussir l’intégration dans votre conférence. [Les 2 autres co-fondateurs de Balloon sont Romain David et Guillaume Potier.]

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62% des cadres en France contre les réseaux sociaux en entreprise

Une étude toute récente par l’IFOP, sponsorisée par l’Atelier BNP Paribas, montre que 62% des cadres en France ne sont pas en faveur d’une communication sur les réseaux sociaux pour les entreprises.  A cette date dans l’histoire de l’internet, c’est un chiffre remarquablement élévé.  Sur ces 62%, voici les raisons données pour lesquelles les entreprises ne devraient pas communiquer sur les réseaux sociaux (RS).

Pourquoi pas!

Pourquoi pas!

Les chiffres ont du sens.   Continuer la lecture

Bazaarvoice & le Social Commerce – Interview de Gonzalo Higueras et Matthew Birbeck MDF#27

Cet entretien est avec le duo Gonzalo Higueras Hare, Directeur des Partenariats pour Bazaarvoice France, Allemagne et Europe du Sud, et Matthew Birbeck, Directeur Commercial Bazaarvoice France et Europe du Sud.  Dans cet interview, nous parlons des clés de succès de la mise en place d’un système comme Bazaarvoice, ainsi que les freins au succès.  Comment gérer la modération justement?  Est-ce que les consommateurs français sont plus « râleurs » que les autres nationalités?

Je profite pour vous indiquer qu’il y a une nouvelle étude qui vient de sortir, édité par Forrester en partenariat avec Bazaarvoice, sur les attentes et comportements des consommateurs en France.  Vous pouvez le downloader gratuitement (en échange de votre adresse!).

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Entretien avec Jérémi Lepetit – fondateur de Make Me Viral, agence digitale

Entretien avec Jérémi Lepetit, qui j’ai rencontré lors d’un plateau sur TechToc TV (Facebook et les Marques, Bientôt les Désamour?) avec Fred Cavazza, animé par Fabrice Frossard.   Jérémi a fondé une agence social media, « Make Me Viral, » une agence orientée SMO, spécialisée dans le positionnement des marques et services web sur Facebook.  Make Me Viral compte parmi ses clients des grands comptes tel que la BRED, Inter Parfums, FNAC Spectacles (billeterie), le Crédit Agricole Nord de France, et FUN radio.  Dans cet entretien on parle des clés de succès et difficultés rencontrés dans la gestion de sa stratégie digitale, sa communauté en ligne, sa page Facebook, l’impact de Facebook Messages, entre autres choses.    Selon Jérémi, définitivement, « la gestion de la communauté ne doit pas être externalisée. »


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Nicolas Sauvage, Avocat et expert dans le droit social et droit au travail

Maître Nicolas Sauvage est partenaire associé chez Reed Smith, le grand cabinet d’avocats américain, spécialisé dans le droit social et le droit au travail. Pour ce qui nous concerne, il est aussi un grand spécialiste dans les médias sociaux.  Dans cet entretien, vous entendrez Nicolas s’exprimer sur l’importance accrue du droit social et l’impact de l’arrivée des médias sociaux dans le cadre du travail.  Parmi les sujets traités, Nicolas parle de l’impact de WikiLeaks et le phénomène de whistle-blowing, les chartes de médias sociaux en entreprise, ainsi qu’une nouvelle tendance dans les usages des médias sociaux pour lutter contre la discrimination et l’harcèlement au travail.

La phrase à retenir de Nicolas, comme conseil à donner à une entreprise quant à sa stratégie digitale (et comme défense vis-à-vis WikiLeaks):  « Il faut juste devenir exemplaire.« 

Des liens et ressources cités pendant l’interview :

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Le Marketing en 2012 – Présentation à la Media Aces Conference

Lors de la dernière conférence Media Aces (le 7 février 2011), j’ai délivré un discours intitulé « Le Marketing en 2012. »  Il y avait une audience de 400 personnes sur place et la conférence était  diffusée en live streaming grâce à TechToc.tv et FrenchWeb.tv.  La conférence était également l’occasion du grand lancement du chef d’œuvre, »Les Médias Sociaux Expliqués à mon Boss, » écrit par les fondateurs de Media Aces, Yann Gourvennec et Hervé Kabla.

Voici en quelques points mitrailleurs (bullet points), une synthèse de la présentation.

En 2011, les 5 grands évènements et mots clés :

  • La curation (l’art de filtrer le bon du mauvais)
  • Trier en groupes et mettre des filtres sur vos listes (amis, contacts…)
  • Social Niche – l’année des réseaux sociaux en niches (ex: dogster pour les passionnés des chiens, obami un Facebook pour les écoles…)
  • WikiLeaks fera des dégâts dans les entreprises, avec des fuites dévoilant des activités non-transparentes
  • Facebook sera acheté par Microsoft pour 75 milliards de dollars, grâce en grande partie au lancement du Facebook mobile sur la plateforme Nokia (ceci je l’avais déjà annoncé en décembre 2010).  Nokia (plus de 50% parts de marché dans le mobile en Chine) permettra à Facebook de pénétrer la Chine (seulement 20,000 utilisateurs pour Facebook), pendant que Facebook redonnera un nouveau souffle à Nokia en Amérique de Nord — chose que l’alliance entre Nokia avec Microsoft n’arrivera pas à instaurer.  Sinon, il suffit de concevoir un téléphone en bleu avec Xbox intégré et un surf privilégiant Bing + Facebook ; coté entreprise, il faudrait imaginer Outlook avec Facebook intégré (une version spécialement adaptée pour l’entreprise).

Puis, les 5 grandes lignes qui vont changer le marketing en 2012 :

  • Les 4P du marketing traditionnel doivent jouer un rôle secondaire au marketing des 5E: engagement, échange, émotion, expérience et essence
  • Le marketing email doit évoluer et s’améliorer pour faire face aux restrictions qui pourraient se mettre en place grâce aux « filtres des amis »: des systèmes comme Facebook Messages ou Digsby pourraient être paramétrés pour ne recevoir que des messages des amis ou amis d’amis.
  • Le rôle du Community Manager se dissoudra car ce poste consiste en des fonctions multiples et c’est comme la recherche du fameux mouton à cinq pattes, d’autant plus qu’on recherche souvent des personnes expérimentées, chose qui n’existe pas car le métier est encore trop jeune.  Plus important, il appartient à l’entreprise en entière de prendre en charge la gestion de sa communauté.
  • Le département du service à la clientèle doit reprendre un rôle central dans l’organisation.
  • Le département de marketing lui aussi doit évoluer pour être plus axé sur le client: comme on sait le mot est structurant, alors je rebâtirais le marketing en tant que la relation client.  Je ferais le même exercice avec l’ensemble des fonctions (voir l’image à droite).

En terme des conséquences pour l’organisation, je cite les trois points pivots :

  • Le Département des Systèmes d’Informations (DSI) doit se rapprocher du marketing pour que le DSI ait une fibre du marketing et le marketing comprenne mieux la technique.
  • Les Ressources Humaines doit regagner une place plus importante au centre de l’entreprise pour veiller au meilleur recrutement et, surtout, formation des équipes dans une transformation de l’entreprise vers le monde 2.0, pour donner une orientation plus centrée sur le client et pour amener plus de transparence, un esprit de collaboration…
  • Et, enfin, la marque doit gagner en pertinence et en émotion à l’interne comme à l’externe : les personnes plus à même de porter la passion, le message et les valeurs de la marque sont les employés.

 

Voir d’autres présentations par Minter Dial.

N’hésitez pas à déposer un commentaire pour contre-argumenter ou renforcer ces prédictions!

Education Digitale – L’Internet s’apprend en le vivant, pas en lisant un livre

Doubts and reservations

Doutes et réservations

Si Facebook a acquis 20 millions d’utilisateurs en France, il y reste certaines (voire beaucoup de) personnes qui sont des utilisateurs récalcitrants, qui se méfient de cette plateforme et qui, de toute évidence, y sont en reculant. Mais, comme le dirait Joël de Rosnay, la France y va avec du recul, non pas avec du retard.  A mon tour, un peu de recul sur cette question :  dans le cadre de l’entreprise, plus on attend pour se lancer, plus on se pénalise.

J’ai participé mercredi à la toute dernière conférence Innovation Napoléon, organisée par Marc Kawam et Thierry Noisette, où on a discuté des réseaux sociaux, sous le titre « Les Réseaux (a)Sociaux. » Il y avait deux sujets qui m’ont interpelés lors de cette conférence : (a) le besoin d’apprentissage permanent des usages de l’internet; et (b) la nécessité de passer de l’idée à l’acte.

Sur le premier point, nous sommes tous en train d’apprendre comment « faire » Facebook et Twitter…  C ‘est un travail évolutif.  Les utilisateurs doivent se former pour mieux cerner les fonctions, les paramétrages (qui changent régulièrement) et les codes d’usage, d’établir un ton et d’assurer une bonne présence en ligne ; en court, de soigner son eRéputation.  Sur le deuxième point (passer de l’idée à l’acte), il était soulevé — on peut le dire, avec véhémence — la légitimité des intervenants de parler sur le sujet des réseaux sociaux sans être en train de « walk the talk, » c’est à dire, de pratiquer au lieu juste d’en parler.  Autrement dit, la pratique c’est l’acte.  Bien entendu, nous étions dans le cadre d’une conférence qui s’apprête plutôt à la discussion et non pas aux actions, mais ça me fait penser au nombre de personnes — dans les agences de publicité, par exemple — qui donnent des conseils sur le digital et créent des campagnes pour leurs clients, sans utiliser ou en faire pour eux-mêmes.  Lorsque vous évaluez votre agence, n’est-il pas important de valider leur compétence, en vérifiant leur propre stratégie digitale? Continuer la lecture