T’as fait quelle école? Le CV des cadres et les critères de sélection

Leadership et l’éducation

Identifier un dirigeant n’est pas tâche facile. Établir les critères de sélection des cadres, et futurs dirigeant est une tâche délicate pour tout département des relations humaines. Chaque culture, chaque pays et même chaque entreprise montre ses préférences de recrutement, et développe des liens avec certaines écoles et/ou universités.

L’école comme critère DE SELECTION à 50 ans

Partout dans le monde, les meilleures écoles sont perçues comme des valeurs sûres d’identification des meilleurs candidats et candidates. Ces établissements agissent comme les réseaux sociaux et les élèves sont, espérons-le, amis pour la vie. Cependant, il arrive un moment dans une carrière où l’évolution doit tout simplement être fondée sur des actions et des résultats. En France, en revanche, il est une habitude persistante d’annoncer les changements de direction et promotions avec la formule suivante (voir l’extrait du magazine Challenges ci-dessous):

Personne, âge, diplôme d’une certaine grande école, a été nommé à un nouveau poste …

Le CV commence avec les études et continue avec les études…

Dans la dernière édition de Challenges le magazine hebdomadaire d’affaires en France, il y a une colonne réservée aux récents changements de direction de plusieurs grandes entreprises françaises.

Nominations Challenges les critères de sélection France, The Myndset Marketing Digital

On pourrait croire que les accomplissements seraient mentionnés. Mais il n’en est rien. Par ailleurs, pourquoi faut-il citer l’âge? Le diplôme est il toujours d’actualité? J’aimerais comprendre pourquoi il faut continuer d’insister autant sur l’école, ou plutôt la grande école, car si seules les prestigieuses sont mentionnées. Voici ce qui serait écrit aux Etats-Unis si les journalistes avaient le même point de vue:

Nominations Challenges references les critères de sélection France, Challenges Etats Unis References, The Myndset Marketing Digital

Le rôle durable de l’école dans le CV du dirigeant

En France, il y a une fascination perpétuelle avec l’école fréquentée comme si cette école définissait à vie. Certes, les écoles sont la fondation professionnelle. Elles restent la pierre angulaire des réseaux sociaux (le plus célèbre des réseaux sociaux a commencé sur un campus universitaire). Cela dit, nous ne sommes pas fait seulement par le nom de l’école. L’autre élément qui se distingue est l’importance de l âge. Sur les neuf dirigeants cités dans Challenges, un seul a plus de 52 ans. Le reste se situe entre 41 et 52 ans. Quand verrons nous des plus jeunes, et des non-diplômés (« self made man » ou bien « woman ») ?

[Dans l’échantillon américain ci-dessus, je note qu’il n’y a pas de femme. C’est malheureux, mais j’ai aussi eu du mal à trouver des femmes sans diplôme en haut de la hiérarchie aux Etats Unis, (il y a plus à dire sur ce sujet, n’est ce pas ?)]

N’est-il pas temps de modifier certaines habitudes en matières de critères de sélection en France ? {Cliquez ici si vous êtes d’accord, pour le tweeter !} Vos réactions?

Le soif d’apprendre partout – Guest post par @Yendial au Hub Forum

et apprendre tout le temps

La Génération Y exprime ce sentiment plus fortement : il faut pouvoir apprendre partout, tout le temps. C’est le résultat de la société en 2012 : plus ouverte, plus immédiate, et aussi plus « consommatrice de bonheur » (sans entrer dans un débat philosophique sur la société de consommation et le bonheur où Luc Ferry le ferait mieux que moi).

Travailler, c’est apprendre. Au-delà de l’expertise professionnelle, c’est apprendre à travailler avec les autres, les connaître, les comprendre et donc se comprendre soi-même.

Grandir, se développer, une route vers une satisfaction, pour ne pas employer un mot plus ambitieux : le bonheur. Finalement, l’objectif de toute la vie est le bonheur et il se trouve aussi dans le travail, souvent plus facilement que dans la vie personnelle.

La question stratégique qui se pose : comment allier l’apprentissage — voire le bonheur — aux résultats ?

*Cette série de posts par Yendi Dial est inspirée par la participation au Hub Forum 2012. Yendi travaille au Myndset Company

Education Digitale – L’Internet s’apprend en le vivant, pas en lisant un livre

Doubts and reservations

Doutes et réservations

Si Facebook a acquis 20 millions d’utilisateurs en France, il y reste certaines (voire beaucoup de) personnes qui sont des utilisateurs récalcitrants, qui se méfient de cette plateforme et qui, de toute évidence, y sont en reculant. Mais, comme le dirait Joël de Rosnay, la France y va avec du recul, non pas avec du retard.  A mon tour, un peu de recul sur cette question :  dans le cadre de l’entreprise, plus on attend pour se lancer, plus on se pénalise.

J’ai participé mercredi à la toute dernière conférence Innovation Napoléon, organisée par Marc Kawam et Thierry Noisette, où on a discuté des réseaux sociaux, sous le titre « Les Réseaux (a)Sociaux. » Il y avait deux sujets qui m’ont interpelés lors de cette conférence : (a) le besoin d’apprentissage permanent des usages de l’internet; et (b) la nécessité de passer de l’idée à l’acte.

Sur le premier point, nous sommes tous en train d’apprendre comment « faire » Facebook et Twitter…  C ‘est un travail évolutif.  Les utilisateurs doivent se former pour mieux cerner les fonctions, les paramétrages (qui changent régulièrement) et les codes d’usage, d’établir un ton et d’assurer une bonne présence en ligne ; en court, de soigner son eRéputation.  Sur le deuxième point (passer de l’idée à l’acte), il était soulevé — on peut le dire, avec véhémence — la légitimité des intervenants de parler sur le sujet des réseaux sociaux sans être en train de « walk the talk, » c’est à dire, de pratiquer au lieu juste d’en parler.  Autrement dit, la pratique c’est l’acte.  Bien entendu, nous étions dans le cadre d’une conférence qui s’apprête plutôt à la discussion et non pas aux actions, mais ça me fait penser au nombre de personnes — dans les agences de publicité, par exemple — qui donnent des conseils sur le digital et créent des campagnes pour leurs clients, sans utiliser ou en faire pour eux-mêmes.  Lorsque vous évaluez votre agence, n’est-il pas important de valider leur compétence, en vérifiant leur propre stratégie digitale? Continuer la lecture

Quand l’écran brouille les images (part II) – Universite d’Ete 2010

Animée par Nicolas Prissette, du Journal du Dimanche, j’ai assisté à cette conference-débat, « Quand l’écran brouille les images, » lors de l’Université d’Été 2010 du MEDEF, sur des sujets très vastes autour de l’internet, la dématérialisation du monde, le poids de l’image…  Voici la deuxième partie du résumé (première partie avec présentation des autres participants) des points clés qui m’ont le plus frappés, avec quelques commentaires à moi en couleur. Continuer la lecture

Note2be : la notation des professeurs de retour en ligne

Voici une bonne nouvelle pour les amateurs de la liberté d’expression … surtout dans le milieu de l’Education. J’ai reçu aujourd’hui un message email qui me faisait comprendre que le site note2be revit encore. J’avais écrit sur ce site en février 2008 (lire ici).

Note2Be logoLe site affiche que, dans le mois de juin, la Justice allemande a validé la notation des professeurs en ligne par Spickmich, un site équivalent de note2be en Allemagne. Voici la nouvelle relayée par Netlex France et de CIDAL. Comme le dit l’article de CIDAL, « [l]a décision de la BGH [la Cour Allemande] ne s’applique pas à l’ensemble des portails d’évaluation en ligne, » donc ce n’est pas encore gagné pour tous. En tous cas, les sites semblables aux États-Unis continuent à marcher, tel que RateMyTeachers qui affiche maintenant 11 millions de notations (sur des écoles en GB, Irelande, Canada, Australie et NZ aussi) où RateMyProfessors qui a 8 millions de notations (+2 millions depuis fév 2008).

Je suis curieux de savoir si la communauté d’étudiants en France se sont (re-)mis à noter leurs professeurs avec ferveur… Note2Be affiche qu’il y a 165,000 inscrits. En tous cas, je l’espère! Et si jamais, je me retrouve devant des étudiants, j’en parlerai. Et puis, comme le fera l’Angleterre pour les médecins, je pense que ça serait une idée formidable pour la France de faire pareil ici. Un véritable « check up » voire révolution.  Si jamais ça se faisait, ça n’arrangera pas tout de suite la pénurie de médecins actuellement en France (selon Challenges Oct 22, 2009), plus de 600 postes de médecins généralistes sur 3300 offerts cette année sont restés vacants.

Qu’en dites vous sur la notation des professeurs et des médecins?

SNCF – C’est pas le moment!

Voici la publicité actuelle de la SNCF en abri-bus: « C’est pas le Moment! »
SNCF C'est pas le moment

C’est pas le Moment? C’est pas une faute? Faut-il faire une faute de français pour se faire remarquer? Ou, est-ce que la langue française est en train d’évoluer tellement que ça devient la norme d’exclure le « ne »? J’ai été frappé par l’idée que la SNCF (www.voyages-sncf.com) l’ait accepté dans leur publicité. J’ai pensé, même, que peut-être c’est peut-être une référence culturelle qui m’échappe? Mais, peut-être, c’est la SNCF qui est dans l’air du temps, surfant sur le succès de « C’est pas sorcier »?   Qu’en pensez-vous?

Jacqueline de Romilly – À la recherche de la vraie Éducation

Jacqueline de Romilly: « Il y a un divorce entre enseignement intellectuel et formation morale »

Le Figaro – 29 oct. 2008

«Enseignement » et « éducation » sont deux mots presque synonymes qui pourraient s’employer l’un pour l’autre. Il existe cependant entre eux une légère nuance de sens: l’enseignement désigne avant tout la transmission des connaissances intellectuelles…lisez plus…

Dans cet article ci-dessus du Figaro du 29 octobre 2008, ils ont publié le discours de Jacqueline de Romilly sur l’état de l’enseignement et de l’éducation en France.

L’enseignement est un sujet qui me tient à cœur personnellement et professionnellement. Dans un billet précédant voisinant le sujet du discours de Mme. de Romilly, j’ai écrit sur le sujet de la différence entre l’éducation et la formation (‘training’ en anglais). [J’ai aussi noté l’existence (et décès) de Note2be RIP].

Alors que l’enseignement concerne la transmission et apprentissage des connaissances intellectuelles, Mme. de Romilly met l’appui sur l’importance de l’éducation. Elle déplore le manque au niveau de l’éducation qui comprend la transmission des valeurs. « L’éducation…désigne le fait de mener un être à l’accomplissement de ses qualités propres ; pour l’homme, ces qualités humaines concernent l’esprit, le caractère et l’aptitude à la vie en société. » Elle cite trois grands problèmes dans l’éducation française: (1) l’affaiblissement de la connaissance de la langue qui nuit à la capacité de communiquer [avec risque de tendre vers la violence]; (2) les lacunes au niveau de l’histoire et donc de son passé et de sa culture; et (3) le manque au niveau de la lecture de la littérature qui permet « la formation de l’homme » à travers des idées, images et personnages iconiques.

Un point essentiel est que l’éducation des enfants commence à la maison. Par exemple, la communication en famille autour d’une table permet de nouer les liens, raconter des histoires et, par la même occasion, l’histoire de la famille. Mais, aujourd’hui, avec la poursuite du temps, les familles rompues et le stress du travail, la transmission des valeurs et de l’histoire et le partage du temps libre sont des denrées rares pour un enfant. Par ailleurs, je sais que le philosophe Luc Ferry m’appuierait pour dire que la passion pour — et la lecture des — grandes classiques, dans lesquels on trouve des vraies leçons de la vie, serait indispensable pour l’éducation d’un jeune. En fait, le plus important pour un enfant, c’est de développer une ou des passions. À travers cette passion, on cultive sa curiosité, on apprend, on se connecte et, au final, on donne du sens à notre vie.

Arrondissant la notion de l’éducation de l’être, en dehors de l’Académie, je suis un fervent pour le coté éducatif du sport: comment travailler en équipe, être un leader, faire face aux difficultés physiques, savoir gagner et perdre avec grâce. Bien sûr, les sports ne sont pas tous égaux dans la transmission de ces valeurs et ne sont pas forcément pour tous. Mais, pour beaucoup, le sport est également une échappatoire qui permet de canaliser son énergie. Dans un autre domaine, je crois profondément à l’importance du théâtre et de la danse. Le fait d’avoir fait du théâtre (j’ai joué dans une dizaine de pièces) était très formateur pour moi — ça demande un travail sur soi, vous ouvre à la diversité des personnalités, et exerce vos talents de communication et sur votre présence sur scène. En Angleterre et à l’université aux États-Unis, j’ai aussi beaucoup apprécié l’art du débat–un environnement qui aiguise ses talents dans la défense de ses idées, la communication en public ainsi que la compétition.

Ce qui m’a frappé dans l’article de Mme. de Romilly est, en quelque sorte, la similarité de ce qu’elle décrit avec l’état de l’éducation — pour ainsi dire la société — aux États-Unis. Mme. de Romilly ne cite pas l’influence de l’internet. Et pour cause, ce n’est qu’un outil et n’est pas à la racine du problème. Mais elle aurait pu étendre ses propos en parlant du manque d’attention des enfants, distraits par le monde hyper-visuel en ligne, les jeux addictifs, le chat sans sens profond, etc. Outre-atlantique, un livre est sorti cet été aux États-Unis qui s’appelle « Why We Hate Us » (« Pourquoi nous nous détestons » et disponible sur Amazon.fr ici) par Dick Meyer. Dans un sens similaire, mais d’un angle totalement différent, le livre de M. Meyer parle du manque d’intérêt que portent les Américains vis-à-vis des uns et des autres. Pour M. Meyer, il ne s’agit pas de détester comme haïr, mais détester comme « ça fait ch***. » L’ennui que provoque la conversation dans les dîners suburbains aux États-Unis, dit M. Meyer, envoie un certain nombre des américains vers la solitude, l’isolement. Le dialogue, la conversation sont trop déshumanisés. Beaucoup d’entre eux sont déçus par le manque de culture, le manque de profondeur, les platitudes–et disons le, les conséquences du devoir permanent du « politiquement correct. » Les Américains, écrit-il, tournent naturellement vers l’internet pour trouver de l’interaction avec d’autres qui partage une vraie passion, qui sont présents à tout moment dans les réseaux de médias sociaux. Les nouvelles technologies facilitent cette interaction (pas nécessairement profonde) et permettent de retrouver d’autres passionnés autour du même sujet. Est-ce
que le même phénomène serait en train de se passer en France?

Avec du recul sur les propos de Mme. de Romilly, je dirais que l’enseignement en France se focalise trop sur l’académie de façon générale et devrait intégrer plus « d’éducation » et de la culture, comme du sport, du théâtre, et même du débat. Dans l’emphase sur les matières qui favorisent le coté gauche du cerveau, l’enseignement français est bancal et donne encore moins de chance aux enfants d’arriver à l’éducation dont parle Mme. de Romilly. Si Mme. de Romilly et M. Meyer parlent de valeurs à l’ancienne et que certains considèrent comme étant ringardes et conservatrices, elles sont selon moi des valeurs importantes et atemporelles et et qui peuvent — dans certains cercles au moins — foisonner des cotés de l’Atlantique (et bien sûr de la Manche aussi).

D’autres blogs sur l’article de Mme. Jacqueline de Romilly:
Le Salon Beige
Veille Education

Des blogs (en anglais) sur ce dernier livre « Why We Hate Us » élabore bien le propos de M. Meyer:
Page 99 Test
Campaign for the American Reader

Note2be: les etudiants notent les professeurs

note2beEn France, deux jeunes garçons hommes ont eu la bonne idée de créer un site, note2be, pour noter les professeurs à l‘école. Je dis bravo. Qui plus est, il semblerait que les étudiants ont « le bon esprit » et ont donné une moyenne de 14 sur 20. Bombardé, le site est actuellement en surcapacité (plus de 50,000 visites en 3 jours – et ce même avant l’apparition dans le Figaro ce vendredi, « Les profs ont 14 sur 20… ») et donc pas visitable actuellement. Néanmoins, je trouve le concept très rafraîchissant. Évidemment, la confidentialité permet aux étudiants de se lâcher. L’éducation en France est en train de souffrir, c’est évident. En partie, en parlant avec mes amis dans le milieu, il semblerait que la façon d’enseigner en est pour quelque chose. La FSU (syndicat d’enseignants) parle de phénomène de « lynchage public». Pourvu qu’ils ne commencent pas un grève.

J’ai deux commentaires à émettre sur le sujet :

1/ Noter des professeurs est un concept que nous pratiquons de façon rigoureuse dans l’éducation des adultes (« andragogie »), que ça soit dans le cadre de l’enseignement continu ou la formation permanente au sein de l’entreprise. Le principe est accepté facilement car les participants font le cours/stage avec un sens de responsabilité. L’enseignant est tenu a des objectifs – une responsabilisation (« accountability » un de mes mots favoris en anglais). Ainsi, la notation des professeurs est tout à fait raisonnable, car même si l’éducation est « gratuite », il y a toujours un prix a payer. Encore faut-il se mettre d’accord sur les objectifs en amont! Mais à premier abord, les questions sur le site note2be sont correctes.

2/ Les questions posées par le site sur le professeur semblent aller directement sur le fond : « ton professeur est intéressant ? », « il/elle manque de motivation », « il/elle est équitable », ou encore « il/elle est clair(e) »… Il ne s’agit pas de sujets frivoles, mais de la qualité d’engagement et des principes de base de la pédagogie.

Je prépare un nouveau billet sur les professeurs dans ma vie qui m’ont marqué profondément, me donnant envie d’apprendre pour ne pas dire m’avoir appris tellement de choses dans la vie (et bien sûr par rapport au cursus). Le professeur est le pilier du système éducatif, car même avec un curriculum (en France) qui se doit d’être revu, un bon prof vaut de l’or ; et un système de notation permettrait aux meilleurs professeurs d’être reconnus en tant que tel. Les Etats-Unis devrait prendre note [en plus le nom du site irait bien pour les anglophones]. Addendum du 26 février: Grace au commentaire anonyme (ci-dessous), je vois qu’il y a déjà 2 sites aux Etats-Unis avec le même concept: ratemyteachers (ouvert en 2001 pour tous les enseignants de la maternelle jusqu’au bac en Amérique du Nord; plus de 10 million d’opinions) et ratemyprofessors (ouvert depuis 1999 avec 6 million d’opinions pour 1 million de professeurs à plus de 6,000 universités anglophones à travers le monde).

Par ailleurs, il serait tout à fait intéressant de pouvoir faire une notation des médecins aussi ? Un sujet à étudier.

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D’autres qui ont bloggé sur ce site :
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