Une nouvelle façon de recruter avec YourTOD, une plateforme de recrutement basée sur les valeurs avec Gaëlle Monteiller (MDF93)

Podcast Minter Dialogue avec Gaëlle Monteiller

Gaëlle Monteiller s’est convertie en entrepreneur après un parcours puissant et très réussi dans des grands groupes, tels Lafarge et PSA. Gaelle est co-auteur de Happy Management aux éditions Dunod et est désormais co-fondatrice de YourTOD, une nouvelle plateforme disruptive pour le recrutement, où les candidats et entreprises font le match d’une toute autre manière que d’habitude. Dans cet entretien nous parlons bien sûr de YourTOD, mais aussi comment les entreprises doivent s’adapter pour mieux recruter, garder et motiver ses employés.

Merci de m’envoyer vos questions par email — en tant que fichier audio si vous le souhaitez — à nminterdial@gmail.com. Sinon, en dessous, vous trouverez tous les liens pour un suivi du podcast. Vous êtes bien entendu invité à déposer un message ou à le partager. Si vous pouvez, merci d’aller déposer une revue sur iTunes pour le noter.

Pour joindre Gaëlle Monteiller

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Free wifi à bord? Les attentes du consommateur et le voyage consommateur

Eurostar, dans lequel je voyage fréquemment, m’a envoyé un email qui promettait un service « conçu pour moi » ! Des bonnes nouvelles, je me disais. Le voyage consommateur va s’améliorer ?

Eurostar free wifi - myndset digital strategyEn lisant rapidement la suite, je vois avec beaucoup de joie: le wifi gratuit.

Eurostar free wifi - myndset digital strategy

Comme je voyage régulièrement sur l’Eurostar, je me demandais comment ça se faisait que je n’avais pas repéré cette belle nouvelle à la gare récemment. Ainsi, je lis un peu plus attentivement l’annonce: il s’agit en fait d’un réaménagement avec une nouvelles flotte de rames en 2015. Non seulement, le wifi ne sera pas dans le train lors de mon prochain voyage, mais la nouvelle flotte ne sera opérationnel que « fin 2015. » Autant dire que ça pourrait venir début 2016 et nous n’en saurons pas plus.

Les attentes du consommateur

Le défaut de cette annonce est de penser que cela parait une bonne nouvelle pour le consommateur. Pour l’Eurostar et son équipe d’ingénieurs, avec son planning industriel, il est tout à fait possible que ce timing (fin 2015) semble comme demain. En revanche, pour le voyageur — le consommateur — c’est plus un rappel que le wifi n’est toujours pas disponible. Pour un consommateur qui voyage entre Londres et Paris pour le business, être connecté n’est plus une option. Et, nous savons pertinement que c’est possible techniquement. Le wifi est depuis longtemps disponible sur les trains de Thalès (le Groupe Thalès gère l’Eurostar aussi), sur le Shinkansen (le train au Japon qui roule à 320 kmh), le ICE (équivalent au TGV) en Allemagne, sur Amtrak, la ligne ferroviaire du côte Est aux Etats-Unis, pour ne pas oublier dans presque tous les les bus en Suède et en Californie (pour citer quelques exemples). Ainsi, on doit comprendre que techniquement, c’est possible.

Le voyage consommateur

Quand le management se met ensemble à réfléchir au « voyage consommateur, » il faut commencer par se mettre véritablement à la place du consommateur, dans son contexte, avec ses préoccupations et ses outils. Autrement, on n’arrive pas à se décider et se mobiliser pour faire les efforts nécessaires (y inclus le timing) pour vraiment satisfaire son client. Ainsi, on propose un wifi qui apparaitrait, dans les meilleurs de cas, en 12 mois. Et l’expression anglaise, « Time is Money, » prend toute sa valeur.

 

 

 

L’éthique, les echecs et les erreurs du management – Les cas des « rogue » traders

Sauf si vous habitez dans une grotte, vous aurez entendu dire que JP Morgan a pris un coup (relativement mineur pour eux, dit-on) à son bilan ainsi qu’à sa réputation « équilibrée » dans une scandale de trading. Comme plusieurs articles l’ont souligné (je note en particulier celui du Daily Beast – en anglais), récemment il y a eu trois cas célèbres de « voyous », qui ont entraîné des pertes conséquentes à trois banques différentes ; et ces trois avaient en commun que les « rogue » (errants) traders été tous des ressortissants français.

Les 3 « rogues » protagonistes

JP Morgan logo

JP More or Less Gone?

Tout d’abord, il y avait le fameux Jérôme Kerviel, qui a généré une perte de 5 milliards d’euros à la Société Générale au début de 2008. Puis, en 2010, il y avait « Fabuleux » Fabrice Tourre, dont l’employeur, Goldman Sachs, a dû payer un demi-milliard de dollars en amendes liées à sa « naïveté » et la création de l’obligation Abacus. Et puis, il y a plus de deux semaines, nous avons eu le 3e mousquetaire, Bruno Iksil, impliqué dans une perte de 3 milliards de dollars à JP Morgan Chase. Connu sous le nom « La Baleine », il semble avoir été échoué.

La suite et la poursuite — qui prend le blâme?

Pour Kerviel, il a été condamné à cinq ans de prison et à payer € 4,9 milliards (6,7 milliards de dollars) en restitution à la banque. Bonne chance à les obtenir, ces sous-là.

target arrow bulls eye, The Myndset Digital marketing leadershipSelon Wikipedia, le résultat du scandale Tourre était que « Goldman a accepté de verser 550 millions de dollars – 300 millions de dollars pour le gouvernement des États-Unis et 250 millions de dollars aux investisseurs – dans un règlement avec la SEC. La société a également accepté de modifier certaines de ses pratiques d’affaires concernant les placements hypothécaires, y compris la façon dont il conçoit du matériel marketing …. En revanche, Goldman n’a pas admis des actes répréhensibles. L’avenir de Tourre, de son côté, est encore inconnu.

Alors que l’avenir réservé à la baleine de Londres est loin d’être connu, il y a déjà eu une retombée importante parmi les cadres supérieurs de JP Morgan. Contrairement à la situation chez Société Générale, la direction de JP Morgan a clairement été tenue responsable.

La responsabilité

Je cite, alors mon cher frère qui dans une phrase succincte l’a résumé ainsi :

« La différence est que avec la banque française, c’est le pauvre petit commerçant qui prend le coup et pour la banque américaine, c’est le management qui prend ses responsabilités. » Je pense que l’affaire Goldman montre que tout n’est pas aussi noir et blanc (ni bleu, blanc et rouge). Mais, le fait est que la haute direction doit être, par définition, tenue responsable ; même si l’un de ses employés se sont rendus coupables.

Les profils partagés

L’intrigue de ces 3 scandales est la connexion française, liée à un système éducatif fort en France qui met l’accent sur les mathématiques et qui permet aux étudiants français d’inventer des solutions et produits aussi complexes que les dérivés.

Le deuxième thème en commun, comme dans le cas de la Tourre et Iksil, il y a une attraction évidente par ces jeunes hommes français aux jeux et au risque ; ils ont tous une grande tolérance au risque – une caractéristique pas forcément attribué aux Français. On pourrait aussi penser qu’ils ont un sens d’éthique partagé également.

Un troisième point est l’âge de ces hommes. Kerviel et Tourre avaient tous les deux exactement 31 ans au moment de l ‘ «infraction». Et, si vous consultez l’autre grand scandale récent de trading chez UBS (ne comportant pas sur un Français cette fois-ci), par Kweku Adoboli, un ghanéen basé à Londres, qui était attrapé pour une perte £ 1,3 milliard, lui aussi, avait 31 ans. Iksil a apparemment la trentaine.

Des Conclusions et questionnements

Quelques conclusions et questionnements (et je serai heureux d’entendre les vôtres !):

  • Je conçois que nous avons besoin de plus de mathématiques dans le curriculum scolaire anglais et américain.
  • Ne doit le management toujours être tenu responsable, en particulier lorsque des sommes énormes sont impliqués ?
  • Comment modérer cette notion d’invincibilité qui semble rayonner chez ces jeunes hommes, sans pour autant enlever le flair, la créativité et le sens d’entrepreneur ?
  • S’agit-il d’un manque d’éthique personnel, un manque de régulation ou tout simplement les règles du jeu du trading ?

Post scriptum: Bruno Iksil a su très bien maîtriser sa présence en ligne!  Aucune photographie de lui existe et on ne connaît toujours pas son âge.  « Pour vivre heureux, vivons cachés » ?  En tout cas, visiblement ce n’est pas parce qu’on n’a pas de présence en ligne qu’on ne sera pas trouvé !

Lacher prise, arrêter de tout contrôler – Mot d’ordre pour le management 2.0

Le management 2.0 – un bel exemple en beauté

Voilà une accroche qui est apparu ce mois sur une magazine de beauté et qui pourrait aussi figurer à la une d’une magazine de management:

« Arrêter de vouloir tout contrôler.  Émotions, relations, corps…  Évaluez votre besoin de contrôle et apprenez à lâcher prise« 

Lacher prise - conseil au management

Un slogan pour le management de demain!

Comment est une toute autre question.   Mais commençons par pourquoi?  J’ai deux raisons clés.  Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à nous faire savoir!

1. Les personnes dans l’entreprise sont, en effet, la ressource la plus importante.  Surtout maintenant avec la recherche des clients pour des expériences uniques et un service à la clientèle impeccable, cette expérience et ce service passeront par les employés.  Une société qui se dit « centrée sur le client » doit savoir lâcher prise pour permettre l’employé de livrer le service attendu par le client.  Comme Brian Solis a dit, le 5è « p » (au delà des 4 p’s du marketing traditionnel), c’est la personne (i.e. l’employé) et c’est elle qui est le moyen moteur le plus dynamique et puissant.

2. Les employés veulent s’épanouir et la peur et le contrôle ne sont pas des mécanismes (dans le style de management) qui favorisent l’épanouissement.  De plus en plus, le employés vont comprendre et agir car la vie est trop courte pour perdre son temps dans un environnement de peur et de censure.  Vivre en liberté de s’exprimer (ses opinions comme ses émotions) est très libératrice et, avec un certain encadrement, bien entendu, amènera un environnement propice d’esprit de collaboration, innovation et bonheur!

Parfois, les couvertures de magazines peuvent faire bonne lecture, non?