L’innovation gagnante au Napoleon

Bravo et merci à l’équipe Innovation à l’Hôtel Napoléon (avenue Friedland, Paris 17è) pour une superbe brochette d’entreprises innovantes, un vrai plaisir de voir 2 garçons (25 ans) et une fille (28 ans), et un homme jeune de cœur car start-up aussi.

Plusieurs journalistes ont choisi une jeune pousse qu’ils trouvent particulièrement intéressante. Ces start-ups ont présenté leur travail innovant avec clarté et précision.

Le panel des journalistes : Jean-Christophe Féraud (Les Echos), Philippe Leroy (ZDNet), Richard Menneveux (FrenchWeb), et Thierry Noisette.

Les start-ups sélectionnés pour cette soirée Innovation Napoléon : Owni.fr, Melty.frLeetchi.com,  Data Publica.

En deux mots, Owni.fr, c’est combiner les talents des tech, design web, et journalisme, allez voir, un régal.

Melty.fr un magazine en ligne pour les « jeunes’, avec un système pour traquer les envies du cœur de cible (que lire, quand, comment), donc un logiciel qui maximise l’exposition des lecteurs à la pub.

Leetchi.com: une jeune femme qui a eu le courage de lancer en France un service de collecte et de gestion de fonds pour faire un cadeau en commun, organiser un événement, gérer une co-location, etc. « Les bons comptes font les bons amis. »

Data Publica réunit des données publiques dans des endroits divers et les met à disposition pour tous. Bien vu!

On ne perd pas son temps à découvrir ces talents.

Le sexe, l’argent et la violence : 3 ingrédients pour un bon film.

Post d’invité par Yendi Dial pour la Journée de la Femme 2011

Le potentiel des femmes est sous exploité. Dans les années 80 quand j’avais 20 ans, on pensait que ça changerait.

La révolution sexuelle

Boucher's Odalisque Painting
Boucher’s Odalisque

Après tout, il y avait eu la révolution culturelle et sexuelle des années 70 : la pilule contraceptive, l’avortement, les femmes toujours plus présentes dans la vie “active”. A ce sujet, je n’aime pas dire que les femmes « travaillent » davantage, ça suppose qu’elles ne faisaient pas grand-chose avant. C’est complètement faux. Seule la petite minorité de bourgeoises ne travaillait pas, les autres (ouvrières, paysannes, commerçantes) ont toujours travaillé.  La révolution sexuelle a été au profit des hommes encore plus qu’au profit des femmes, le travail scientifique sur la sexualité masculine a été plus prolifique que celui sur la sexualité féminine. L’image de la sexualité féminine, c’est mystérieux, compliquée, intérieure, c’est même dans la tête!. On entend «  le sexe est moins important pour les femmes, c’est dans la tête », et en contradiction, on entend aussi d’une femme qu’elle est mal baisée, ce qui prouverait que le sexe est important pour les femmes aussi. C’est bien connu, la langue, les mots font notre image sexuelle. Les femmes à hommes sont des putains tandis que les hommes à femmes des séducteurs.

Ce n’est que récemment  que des études scientifiques ont été faites sur le clitoris. L’intérêt avait porté essentiellement sur la sexualité masculine parce qu’il y a plus d’hommes scientifiques que de femmes. Mais dans la vie, il n’y a pas que le cul, il y a le fric aussi.

L’argent

Alors en 2011, pourquoi les femmes restent-elles sous-payées à job égal et qualification égale? sous représentées dans les centres de décision des pouvoirs économique et politique ? À quelques exceptions près, pourquoi n’arrivent-elles pas à briser le plafond de verre?

J’ai assisté en Septembre 2010 à une conférence du MEDEF sur le projet de loi sur la parité (Parité Egalité).  C’était très intéressant de voir les deux clans de femmes, celui qui soutenait le projet de loi, et celui qui le contestait. “Seule la compétence compte” disaient-elles, “nous n’avons pas besoin de loi pour réussir”. Ces femmes gagnantes qui se sont modélisées sur les hommes se veulent comme eux: durs, conquérants, supérieurs, des mecs quoi!. (Le message étant que les mecs sont supérieurs, donc les femmes aux qualités de femme sont inférieures).

Un second groupe de femmes soutenait le projet de loi. Elles reconnaissaient que les 20 dernières années n’ont pas amené plus de femmes aux responsabilités dans l’entreprise ou dans les instances politiques. Culturellement, ça bloque. Ces femmes parlaient plus généreusement, elle avaient beaucoup de savoir et d’intelligence, et elles donnaient de l’écoute, de la compréhension. Il n’y avait pas de sentiment d’opposition, ou de compétition malsaine. Elles n’ont pas à craindre des autres. Elles sont grandes, simplement.

Entre en jeu dans l’inégalité de traitement entre femme et homme un autre élément que la compétence. La culture. Pourquoi?

Il y a sur la femme un regard diffèrent, une appréciation différente. J’écris sur l’image, la représentation de soi, de celle que l’on se fait à travers les âges de la vie. C’est la représentation culturelle des femmes qui est au coeur de leur manque de crédibilité dans les postes de pouvoir économique.

La violence

La Femme Qui Pleure
La Femme Qui Pleure de Picasso

Il n’y a pas que la question des revenus. Si j’ouvre le journal, je trouve facilement un article qui montre que les femmes dans le monde entier sont socialement inférieures. Samedi 25 Février 2011 Le Monde « les filles moins bien loties en cas de crise alimentaire » écrit par Esther Degbe et «  Santé, éducation, violences les adolescentes perdent sur tous les tableaux » de Catherine Vincent. Les femmes ont moins de nourriture, moins d’éducation, moins de droits. Elles subissent plus de violences, viols, agressions sexuelles et conjugales, mariage forcé et précoce, excisions, etc.… .

Les exemples d’inégalité de traitement foisonnent.

Sur France info, Fawzia Koofi qui vient de publier un livre – « Lettres à mes filles » est en train de dire qu’à sa naissance, elle a été rejetée littéralement, la laissant mourir car sa mère voulait un fils (bien sûr), que la valeur d’une chèvre est plus grande que celle d’une femme. Mais aujourd’hui, elle est candidate à la présidence de l’Afghanistan. Courageuse et belle, (j’ai été éblouie par la beauté des Afghans que j’ai rencontrés au Moyen Orient).

Cette mentalité n’est pas que dans l’Islam. Certes, dans les pays riches depuis qu’elles ont accès aux soins, elles vivent plus longtemps que les hommes, mais avec moins d’argent. Certes dans les pays riches, elles ont accès à l’éducation, et sont de très bonnes élèves ; pourtant, elles gagnent moins d’argent. C’est partout dans le monde. Les femmes sont plus ou moins inférieures.

Le sexe toujours le sexe

Parfois, en dehors des périodes chaudes de copulation, un singe prend une guenon, plus ou moins avec son consentement, elle ne ressent pas l’acte comme une humiliation, mais notre espèce représente tout, au présent, au passé et au futur. Notre vécu, notre sexualité est aussi ce que nous en faisons avec le pouvoir fantastique du cerveau, ses images, ses mots.

Parce que nous sommes aussi des animaux, je reviens sur notre nature. Il y a dans la nature des femmes un élément qui les fragilise: leur sexe. Et il y a dans la culture humaine un élément qui les fragilise: leur sexe.

Par nature, avec un corps moins robuste, pénétrées sexuellement, porteuses de vie donc garantes de la survie de l’espèce, elles se doivent d’être plus prudentes. Culturellement, les femmes sont dominées, elles sont devenues un produit à vendre, échanger, acheter (la prostitution étant l’un des aspects du produit). Nature et culture s’influencent réciproquement et se justifient mutuellement de cette infériorité ressentie. Certes la maternité sublime la femme, mais la sexualité plus courante est autre, elle cherche le plaisir. Il est plus difficile pour une femme d’atteindre l’orgasme (avec un partenaire) que pour un homme. Certes, la femme peut jouir seule, beaucoup de fois successives, alors que l’homme ne peut pas, épuisé par l’acte. Cependant, la femme jouira seule. Ce n’est pas pareil. En cela, oui, nous n’avons pas cette chance de l’orgasme facile, sommes-nous inférieures?

Quelle image?

La question débouche sur notre croyance, l’image que nous nous faisons de notre sexualité. Alors un autre débat apparaît que je ne ferai qu’aborder la pornographie qui modifie (mortifie) les pratiques, et parfois tue le désir sexuel – le désir sexuel donc, défini par qui ? Par l’homme bien sûr. Si cet homme est homosexuel, il nous nie, nous sommes l’étrange étrangère, ce sexe si bizarre. Il nous reconnaît et nous aime en tant que mère, fille, ou amie, mais pas en tant que femme. L’homme hétérosexuel nous désire, mais comment ? L’homme désire une mère et/ou il désire une “putain” avec laquelle il redevient un animal. Et nous aussi, nous voulons redevenir un animal (bien que toutes les religions nous l’interdisent), nous voulons être pénétrées, jouir ; oh oui ! Ancora, ancora de la chanteuse Italienne Mina.

L’homme hétérosexuel nous désire selon ses termes, il vient dans notre monde avec les limites de sa sexualité d’homme, et ses images. Le challenge est de sexualiser notre couple, de communiquer dans la direction où le désir mutuel est défini par deux individus avec des mondes différents, mais c’est dans cette étrange différence que se trouve la vraie rencontre.

L’image des femmes évolue lentement, et aussi par soubresauts, car cette image est tout autant culturelle que naturelle. L’image de la sexualité (comme de tout) nous définit autant que nous la définissons, une interactivité sans fin dans tous les âges de la vie. L’image est basée sur nos croyances, d’où la question cruciale de l’éducation.

Pour finir sur un point positif, l’image esthétique/sociale de la femme a évolué positivement. Quand j’étais petite une femme de 40 ans était vieille, maintenant, elle est moins vieille. Souvenez-vous de cette chanson de Dalida « il venait d’avoir 18 ans ».  Elle était une femme de 2 fois son âge qui soupirait à ses derniers émois amoureux. Elle n’avait que 36 ans!

Nous resterons différentes par “nature”, mais nous devons être égales en droit et en fait. We are equal but different, it’s obvious Au pairs video, une paire de pairs.

Faisons notre film avec du sexe, de l’argent, et sans violence, enfin pas trop. c’est notre vie !

Education Digitale – L’Internet s’apprend en le vivant, pas en lisant un livre

Doubts and reservations

Doutes et réservations

Si Facebook a acquis 20 millions d’utilisateurs en France, il y reste certaines (voire beaucoup de) personnes qui sont des utilisateurs récalcitrants, qui se méfient de cette plateforme et qui, de toute évidence, y sont en reculant. Mais, comme le dirait Joël de Rosnay, la France y va avec du recul, non pas avec du retard.  A mon tour, un peu de recul sur cette question :  dans le cadre de l’entreprise, plus on attend pour se lancer, plus on se pénalise.

J’ai participé mercredi à la toute dernière conférence Innovation Napoléon, organisée par Marc Kawam et Thierry Noisette, où on a discuté des réseaux sociaux, sous le titre « Les Réseaux (a)Sociaux. » Il y avait deux sujets qui m’ont interpelés lors de cette conférence : (a) le besoin d’apprentissage permanent des usages de l’internet; et (b) la nécessité de passer de l’idée à l’acte.

Sur le premier point, nous sommes tous en train d’apprendre comment « faire » Facebook et Twitter…  C ‘est un travail évolutif.  Les utilisateurs doivent se former pour mieux cerner les fonctions, les paramétrages (qui changent régulièrement) et les codes d’usage, d’établir un ton et d’assurer une bonne présence en ligne ; en court, de soigner son eRéputation.  Sur le deuxième point (passer de l’idée à l’acte), il était soulevé — on peut le dire, avec véhémence — la légitimité des intervenants de parler sur le sujet des réseaux sociaux sans être en train de « walk the talk, » c’est à dire, de pratiquer au lieu juste d’en parler.  Autrement dit, la pratique c’est l’acte.  Bien entendu, nous étions dans le cadre d’une conférence qui s’apprête plutôt à la discussion et non pas aux actions, mais ça me fait penser au nombre de personnes — dans les agences de publicité, par exemple — qui donnent des conseils sur le digital et créent des campagnes pour leurs clients, sans utiliser ou en faire pour eux-mêmes.  Lorsque vous évaluez votre agence, n’est-il pas important de valider leur compétence, en vérifiant leur propre stratégie digitale? Continuer la lecture

Le Télétravail en France – Une vraie opportunité à saisir

Le télétravail très en retard en France.

Télétravail - la technologie rend le travail à distance pratique

Avant d’embarquer sur le sujet du télétravail en France, il faudrait définir ce que c’est.  En m’appuyant sur la définition de l’Accord-Cadre Européen du 16 juillet 2002, le télétravail est le travail qui se fait à distance du bureau grâce aux technologies, principalement à la maison ou dans un local qui est plus pratique par rapport au domicile (par exemple: un centre de télétravail), et cela de façon régulière.   Ce travail doit s’accomplir pendant les horaires habituels du travail et peut être soit un travail spécifique, ou à temps partiel, mais jamais celui ramené ponctuellement ou même chroniquement à la maison.

Le télétravail – un réel intérêt stratégique

A mon avis, le télétravail porte un intérêt absolument stratégique pour les entreprises.  L’intérêt semble gagnant-gagnant pour tous, avec des avantages économiques (gain de productivité, souplesse d’organisation…), ergonomiques (qualité de vie pour le salarié, éviter les temps de transport et les bouchons) et donc écologiques. Quand on entend tous les malheurs et le mal-être des salariés d’entreprise, il semblerait critique de trouver des solutions.  Un dispositif de télétravail devrait à mon sens en faire partie (parmi d’autres actions, bien entendu). Continuer la lecture

Entretien avec Pierre Journel, homme du podcast

Pierre Journel est un pionnier du podcast francophone et un ex-collègue de chez L’Oréal Canada — où nous avons travaillé ensemble sur les problématiques d’animation de ventes.  Aujourd’hui, il travaille chez Heineken, France.

Pierre est autour de deux podcasts, le PCC — anciennement le « Podcast Cabane au Canada »… en évolution vers le Podcast Chic et Classieux 🙂 — et La Chaine Guitare (une autre passion que je partage avec Pierre).  Vous pouvez aussi suivre Pierre sur Twitter @pjournel.


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Quand l’écran brouille les images (part I) – Universite d’Ete 2010

Animée par Nicolas Prissette, du Journal du Dimanche, j’ai assisté à cette conference-débat de l’Université d’Eté 2010, « Quand l’écran brouille les images, » sur des sujets très vastes autour de l’internet, la dématérialisation du monde, le poids de l’image…  Je fais un résumé (en trois parties) des points clés qui m’ont le plus frappés, avec quelques commentaires à moi en couleur.

Samuel Morillon, Cybion

Samuel Morillon, Cybion

Samuel Morillon, DG de Cybion, une société d’intelligence économique sur le Net qui fait de la veille et du conseil en communication de crise. M Morrillon a fait trois points d’entrée: (1) Il a noté que c’est bien une minorité qui fait l’opinion sur l’internet.   Continuer la lecture

Entretien de Fabrice Epelboin – ReadWriteWeb France

Voici un entretien de 34 minutes, enregistré le 7 août, 2010, autour de la Bastille, avec Fabrice Epelboin (40), éditeur et directeur de publication de ReadWriteWeb France, cofondateur de owni.fr (journalisme digital) et business angel chez TechToc TV (un web-TV traitant tous les sujets autour des Technologies et Médias en ligne).

SHOW NOTES:

Si Fabrice Epelboin est un homme plutôt apolitique — car très geek — il s’exprime avec beaucoup de passion sur des sujets hautement politiques.  Parmi les commentaires phares dans l’entretien, Fabrice discute de la révolution internet pour le marketing et suggère qu’une entreprise qui souhaite s’attaquer à sa stratégie digitale devrait s’y prendre dans la même manière que s’il souhaitait s’installer en Chine: il faut absolument comprendre que le terrain est différent, que la culture et les comportements ne sont pas pareils et qu’il faut s’adapter et s’y accommoder.  Pour les jeunes d’aujourd’hui, ils ont la capacité d’inventer et jouer avec leur personnalité en virtuel, ce qui fait que les cycles de construction de personnalité se sont beaucoup rétrécis.  Fabrice parle également du rôle de l’internet dans les prochaines élections en France et s’exprime avec fermeté sur l’importance de l’anonymat pour une démocratie et sur le net neutralité (un sujet qui lui tient à cœur et qui sera de toute évidence à la une à la rentrée).

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Le code s’il te plait !

As-tu le code?

As-tu le code?

Grâce à une conversation avec mon ami Guillaume, j’ai réfléchi à l’histoire des codes pour les portes d’entrée dans les immeubles à Paris.

La question: comment se fait-il que le code soit à l’extérieur de l’immeuble et que la liste des personnes soit à l’intérieur ?  Quand on est invité chez un ami, si on ne connaît pas le code, on doit l’appeler par téléphone pour l’avoir.  Ensuite, une fois dedans, comme deuxième barrière d’entrée, on doit sonner sur l’interphone, avec l’aide d’une liste des noms.  Et si on faisait ça dans le sens inverse avec la liste des noms à l’extérieur (donc pas besoin d’appeler pour le code, car si on ne le connaît pas, on le donnerait à ce moment-là) ? Continuer la lecture

La France: est-elle prête au jeu collectif de l’internet ?

Coupe de Monde Emergeant 2010

Coupe de Monde Emergeant 2010

Après les actualités provenant de l’Afrique du Sud dans ce Coupe de Monde 2010, on voit que l’esprit d’équipe chez les Bleus a du chemin à faire.  La notion du collectif est pourtant fortement ancrée dans la société française.  Est-ce juste une aberration de footballers avec un comportement de nouveaux riches, ou trouve-t-on dans ce débâcle des liens avec la situation en France ?

Pour les entreprises, on sent une certaine malaise parmi les employés.  Au delà des tragédies humaines fortement médiatisées, on assiste a des manifestations sans arrêt et des difficultés à accepter le prix collectivement d’un système au bord de la faillite.   Continuer la lecture

Inconnu du Metro Parisien

L'Inconnu du Metro à Paris

Je découvre le blog intitulé « L’Inconnu du metro« , une jolie initiative hors commun, lancé par Marie Dinkle, une femme de 25 ans.  Le blog détient un très bon ranking (9432è en France selon Alexa, avec environ 25K visiteurs par jour et un stream régulier de commentaires sympathisants). Continuer la lecture