La Communication de Fracture? Un Regard Sur Les 11 Candidats Aux Elections Présidentielles Françaises

Le premier tour des élections présidentielles françaises a été historique, selon certains, puisque les deux candidats gagnants, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ne viennent pas des deux grandes partis classiques (Socialiste – Républicain). À d’autres égards, cependant, il me semble que cette campagne était semblable à bien d’autres campagnes électorales françaises, dont l’embrouille et le résultat. Et, je me demande si cela ne se terminera pas avec cinq autres années semblables aux cinq dernières. On verra ! Cependant, avec mon oeil marketing, j’ai essayé de comprendre comment les messages marketing auraient aidé ou entravé ces 11 candidats au premier tour.

Élections présidentielles françaises – une question de personnalité

Surtout, il faut convenir que les élections françaises – avec onze candidats présentés au premier tour – représente une bataille de personnalités individuelles, beaucoup plus qu’entre les partis politiques ou même leurs programmes. Dans un environnement strictement contrôlé (par le fameux CSA), où tous les 11 candidats sont supposés avoir exactement la même couverture médiatique, il est inévitable que les électeurs sont confus sur ce qui dit quoi. Alors, je voulais jeter un coup d’oeil au travail de marketing réalisé à travers les affiches (posters) des candidats qui ont été constamment exposés ensemble par lots de 11.

Marketing via UN poster

Est-ce qu’il y a quelque chose qui vous frappe à propos de ces 11 affiches (mis dans l’ordre 1 à 11 qui a été prescrit par le tirage officiel) ? Il y avait une chose qui m’a vraiment étonné.

poster french presidential election candidates

Oui, j’ai regardé ceux qui ont choisi de regarder à gauche ou à droite ou frontalement et qui était incohérent avec sa ligne politique. J’ai également noté la cravate bleue de rigueur (ou bien aucune cravate). Mais ce qui m’a frappé, en fait, est que seulement 3 candidats ont choisi un vrai sourire. Les 8 autres ont un aspect neutre voire sévère. Pas exactement des grands charismatiques. Bien sûr, la présidence est une position sérieuse, mais c’est comme si la photo de passeport grincheuse requise (une obligation en France) était utilisée pour ces 8 personnes. Sinon, seul Mélenchon a décidé de nous montrer qu’il avait besoin de ses lunettes !

Le spectre de couleur

En termes d’alignement de leur message avec le drapeau tricolore français, il y avait deux gauchistes de bonne foi en rouge (trotskyste, anticapitaliste). Trois ont choisi un fond blanc ordinaire, mais la majorité (six) ont pris le fond bleu « rassurant », y compris Jean-Luc Mélenchon, qui a été soutenu par le Parti Communiste. Le Pen et Dupont-Aignan (Debout La France) ont utilisé un fond bleu dégradé de gauche à droite, allant au sombre / orageux. Mélenchon a choisi un fond gradué nuageux (de bas en haut).

poster french presidential election candidates 2

 

Avec 5 des 11 candidats qui se sont déjà présentés lors des élections de 2012, vous auriez pensé que cela aurait pu améliorer la communication avec l’expérience. Mais, en réalité, la plupart de ces candidats savent dès le début que c’est une cause perdue ; c’est juste une façon de polluer et / ou de diluer les messages des principaux candidats. Les sept premiers candidats (y compris le «Parti Socialiste») ont tiré un total de 15,1% du vote.

Slogans – QUELLE efficacite ?

Suite à l’ordre «prescrit» ci-dessus dans la première image, et en maintenant la ponctuation choisie, je présente les slogans des onze candidats dessous. Il y avait bien entendu des tactiques différentes (ainsi que des messages). A noter que cinq ont décidé de garder le mot France dans leur slogan. Deux des slogans (Le temps est venu et Un choix historique) ne disent absolument rien. Cinq des slogans s’orientent sur l’énergie et/ou la force.

poster french presidential election candidates 3

Les slogans des 11 candidats aux élections présidentielles francaises

Dans l’ensemble, je me suis senti perplexe par les choix de communication et les messages. Comment faire son choix objectivement ? De toute évidence, le centriste Emmanuel Macron (En Marche) a réussi à capturer la route du milieu dans tous les aspects. Son slogan était une formule englobant: La France doit être une chance pour tous. Mais à force d’essayer de plaire à tout le monde, peut on faire quoique ça soit ? Et son mouvement « En Marche, » reflétant son propre DNA par les memes initiales (E.M.), deviendra naturellement un parti politique. Peut-il fédérer toute la France, faire les changements réellement « nouveaux, » sans mettre au dos l’un des deux côtés ?

D’abord, c’est vrai qu’il faudrait qu’il parvient à gagner le 7 mai. S’il ne gagne pas plus de 65% des votes, ça sera une surprise et, surtout, un signal de mauvaise augure pour la suite. Je ne considère pas une victoire par Le Pen comme étant un grand risque car cela demandera un taux d’abstention de bien plus de 40% et un nombre improbable de transfuges des autres partis. Ceci dit, cela ne doit pas freiner les français à faire leur devoir démocratique. Après, rendez vous en 2022 pour voir si Mr Macron a pu véritablement mettre toute la France en marche.

Vos réactions et / ou prédictions ?

Qui Va Gagner Les Elections Presidentielles 2017 en France? Un Regard Social

Alors que être « social » en français a généralement une connotation politique, voire philosophique, il y a un tout autre regard qui est à travers l’empreinte des médias sociaux. A 6 jours des élections, ça chauffe en France. Dans les derniers sondages (via linternaute), il y a bien 4 parmi les onze candidats qui ont une chance de passer au deuxième tour. Pour ces quatre — Le Pen 23%, Macron 22%, Fillon 20% et Mélenchon 17% — les intentions de vote représentent 82% des votes. Tous les autres candidats n’ont qu’un seul chiffre de pourcentage (au mieux).Selon le centre d’étude et la taille de l’échantillon, la marge d’erreur varie considérablement (entre +/-0.8% à +/-3.3%).Ainsi, il y a plein de possibilités. Selon les experts, tout se jouera avec les niveaux des abstentions et comment vont voter les indécis (qui pèsent autour de 20% selon l’étude). En revanche, pour le site de paris, Ladbrokes, basé en GB, il semble peu de doute que la finale sera Emmanuel Macron v Marine Le Pen.

Le vent qui change?

Qu’est-ce qui bougera les lignes d’ici là ? Je vois trois éléments importants à guetter :

  1. Les médias (TV, radio, sociaux…).
  2. Le « Dark Social » — tout ce qui se dit sans être visible. En d’autres termes, c’est la manière que l’électorat se parle et se convainque dans ses conversations au tabac, autour de la table de repas et, surtout, sur les médias sociaux.
  3. Un acte terroriste sur le sol (où proche) de la France.

Avec ces onze candidats, dont 5 qui ont des racines trotskystes*, au premier tour, les élections françaises offrent déjà un spectacle phénoménale pour une démocratie de grand pays. Deuxièmement, le président actuel, Hollande, ne se représente pas, une première en France pour un président à l’issue de son premier mandat. D’ailleurs, ce sera la première fois depuis 1974 qu’aucun candidat n’aura déjà exercé la fonction de président. Enfin, les bruits, rumeurs et scandales circulant autour des candidats continue à faire fureur. Sinon, comme l’a justement souligné Nicolas Colin dans sa chronique dans l’Obs, « Numérique : en finir avec les contretemps, » il est triste à remarquer à quel point, le sujet du numérique ne figure que peu dans les discours des politiciens.

Une lecture sociale – à savoir: les médias sociaux

elections presidentielles francaises 2017 2Alors, qui va gagner ces élections ? Quel serait le rôle des médias sociaux ? Est-ce que les candidats peuvent encore avancer leur cause à travers ces réseaux, pourvoyeurs de « fake news » et qui ont facilité l’intervention d’un état étranger dans les elections présidentielles américaines ? Alors, qui parmi les candidats mène sur le plan « social media » ?

Si on se fit au nombre de « followers » sur les différents réseaux (Twitter, Facebook, Instagram, Youtube, Linked in Google+), voici la liste de cortège:

  1. Marine Le Pen (2.7 millions)
  2. Jean-Luc Mélenchon (2.2)
  3. Emmanuel Macron (910K)
  4. François Fillon (770K)
  5. Benoit Hamon (550K)
  6. ….le reste a entre 12K et 250K)

En utilisant l’outil d’influence Traackr**, en regardant l’indice de résonance — un point clé dans la capacité d’utiliser les réseaux pour influer la population (en tout cas ses fans) — la liste de cortège avec ceux qui enregistrent un score de 100 se lit ainsi:

  1. Jean-Luc Mélenchon (100)
  2. Marine Le Pen (100)
  3. François Fillon (100)
  4. Philippe Poutou (100)
  5. Nathalie Arthaud (100)
  6. le reste ne sont pas parfait

En matière d’activité pure, les candidats avec le flux Twitter le plus actif (# de tweets au 16 avril 2016):

  1. Jean-Luc Mélenchon (21800)
  2. François Fillon (17800)
  3. François Asselineau (13800)
  4. Marine Le Pen (13700)
  5. Nicolas Dupont-Aignan (10700)
  6. Le reste a moins de 10000 chacun

Dans cette liste au-dessus, ce qu’on peut remarquer est que Mélenchon et Fillon se sont lâchés sur Twitter depuis peu alors que quelqu’un leur a créé un compte il y a longtemps (en Octobre 2009 et Avril 2012 respectivement). Typiquement, c’est un comportement de retardataire technologique. en se réveillant si tardivement sur l’intérêt du réseau. Je me demande souvent à quand les PDG des grands groupes vont se rendre compte eux-aussi de l’intérêt pour eux.

Le taux de réciprocité

Parmi les signaux qui permettent de déceler à quel point un candidat (et son équipe bien sûr) sont « social » dans l’âme est de constater combien de fois le compte va répondre à un autre compte, aimer les tweets des autres, ou encore retweeter les tweets d’autres. L’autre indicateur, selon moi, est quand un compte suit un nombre « généreux » d’autres comptes (comparer au nombre qui les suit) et non pas juste les grands journalistes, etc. Il n’est pas question, par ailleurs, de suivre tout ceux qui vous suivent car sinon, son flux devient incompréhensible… Sous cette lecture, voici les compte qui suivent le plus grand nombre de comptes :

  1. Jean-Luc Mélenchon (5140)
  2. Marine Le Pen (4339)
  3. François Fillon (2883)
  4. Benoit Hamon (2067)
  5. Jean Lassalle (1458)
  6. Chacun du reste suit moins de 1000 personnes (ce qui n’est pas, je rajouterais, une sanction en tant que tel)

A la lumière de la présence sociale, il est certain que Mélenchon et Le Pen manient le mieux les réseaux sociaux. Par ailleurs, les quatre premiers dans la dernière liste sont les seuls à avoir un compte sur Snapchat aussi. Mais, est-ce pour autant qu’ils vont y arriver, je le doute ! En revanche, avec six jours qui restent, rien n’est encore gagné ni perdu.

Prédictions?

Je n’ai ni l’autorité ni la conviction pour savoir qui va s’en sortir. En revanche, même avec un niveau d’abstention élévé, avec une victoire présumée au premier tour pour Marine Le Pen, ma prédiction serait (avec l’aide d’un beau tableau excel grâce à mon ami JBT) qu’il faudra plus de 32% de votes au premier tour pour gagner au 2è. Sinon, je suis confiant que le système electoral français a priori nous économisera d’une nouvelle grosse (et mauvaise surprise) au 2è tour.

Dernier point: 5 candidats ont le nom de famille qui rhyme avec « on. » Une seule qui rhyme avec « haine. »

—–

*Dans l’Atlantico : « Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade… 5 candidats à la présidentielle sur 11 plongent leurs racines dans le trotskisme pour leurs discours et leurs programmes. »
**Full disclosure : j’ai une relation privilégiée avec Traackr

IWheelShare, Pour Mobiliser Les Personnes En Situation de Handicap – Entretien avec la Fondatrice Audrey Sovignet (MDF92)

Minter Dialogue #92 —

Audrey SovignetCet entretien est Audrey Sovignet, fondatrice de IWheelShare, une nouvelle plateforme qui permet aux personnes en situation de handicap de partager et commenter sur les enjeux et difficultés de se déplacer. Dans cet entretien, Audrey nous parle de la genèse de l’initiative, comment ça marche et comment elle construit son business et lève des fonds de manière bien collaborative. Il en sort des clés et des insights pour votre business. IWheelShare est une initiative qui touche, menée par une femme d’envergure.

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Gladtrotter – pour des visites insolites de vos villes préférées avec la fondatrice Diane Aubry

Minter Dialogue #91 —

gladtrotter diane-aubryCet entretien est Diane Aubry, fondatrice de Gladtrotter, un startup basé à Paris, une plateforme
qui permet aux touristes de trouver des guides pour des visites insolites de vos villes préférées — surtout de Paris pour l’instant. Dans cet entretien, nous découvrons son service, la particularité de ses guides et comment Diane est en train de marketer et développer son startup. Plein d’enseignements et une initiative sympathique et disruptive dans l’e-tourisme.

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La Fraude du Metro Parisien – Une Culture Souterraine Qui Dit Tout?

metro ticket culture souterraineJe ne suis, pas simplement perplexe, mais souvent outragé par la quantité de passagers sur le RER et le métro Parisien qui estiment qu’ils n’ont pas besoin de payer leur chemin. Alors que certaines grandes villes dans des pays voisins n’ont même pas de barrière à l’entrée (Geneva, Brussels, Berlin, Vienna, Lausanne…), les passagers parisiens se font un plaisir de sauter la barrière à volonté.

La transparence des chiffres ?

Pour comprendre la taille de la fraude, j’ai fait un peu de recherche. Il s’avère que la RATP fait un grand travail de RP pour dissimuler les chiffres. Alors que la RATP veut nous faire croire que le taux de fraude n’atteint que 3% dans le métro et le RER, et 9% sur le bus (chiffres de 2009), les recherches de Claude-Marie Vadrot en 2011 ont trouvé une situation bien différente (article par Jean-Paul Gourévitch):

« Une fraude qui atteint 80 % pour une partie des bus de la région parisienne et 30 % dans le métro parisien »

Je ne connais pas la vérité, mais anecdotiquement, le taux me paraît bien plus que 10%. Ce qui est certain c’est que les barrières des métros parisiens sont extrêmement poreuses. Les fraudeurs y passent avec peu d’inconvenient.

metro culture souterraine

Coût trop élevé ? Mais non…

Alors que le métro de Paris est considéré parmi les meilleurs au monde et un ticket de base ne coute que 1.80 euros (simple) versus, par exemple, £2.40 (environs 3E) à Londres, il semble impensable que les fraudeurs se sentent la liberté de ne rien payer.

Pas de contrôle

Qu’en est-il des contrôles, je vous entends demander ? Il paraît qu’il y a 2.000 agents de contrôle. Selon les calculs de Gourévitch, l’ensemble des contrôleurs devraient pouvoir effectuer la vérification (par brigade de 5 agents qui font 250 personnes par heure) de 10% des 8.5 millions de passagers quotidiens de la RATP. Pour ma part, je ne me souviens pas de la dernière fois avoir été contrôlé cette année. Et pourtant, j’ai toujours mon billet composté sur moi.

Culture souterraine

C’est un triste commentaire sur l’état d’esprit des gens s’ils pensent que ça doit être systématiquement les autres qui payent leur dettes, non ? Est-ce que ça serait juste, à partir de ce comportement manifestement généralisé, d’en tirer une conclusion sur la culture française (d’ou moins parisienne) ? Peut-être pas, mais ça donne un sacré mauvaise image pour les touristes, sur lesquelles dépendra Paris pour soutenir son économie.

Qu’en pensez-vous?

BREXIT – Si Le Rosbif Est Cuit ?

brexitAprès le vote surprenant du Royaume-Uni pour BREXIT, nous étions certainement tous dans des discussions « animées » sur le sujet. Parmi mes amis à Paris, la conversation revenait constamment sur les Anglais. Et à l’instar du Journal du Dimanche, les deux premières pages dédiées au sujet BREXIT était entièrement focalisées sur le Royaume-Uni. Les réactions sur le continent tournaient autour de : ils vont souffrir, ils sont fous, ils ne se rendent pas compte, ils sont racistes… Mais, à mon sens, dans ces expressions, ils se trompent de conclusion. Il vaudrait mieux ne pas agir comme un amant refoulé. Une autre amie a dit, « j’ai peur. » Là encore j’ai envie de dire qu’on a besoin de passer de la peur à l’acte. Je me sens personnellement plus Européen que français (citoyen naturalisé). Et je pense que l’Europe doit agir différement à tout points de vue.

Ainsi, j’ai eu besoin d’écrire mon point de vue.

Mon message fort aux pro-Européens : ne vous focalisez pas sur le Royaume-Uni et les conséquences sur eux. Certes, les raisons qui ont motivées ce vote sont désolantes; certes le Royaume-Uni pourra voir la Livre affaiblie et son économie en difficulté… Mais le vrai sujet est :

Que faire de l’Europe ?

brexit chinese-symbol-for-crisisComme dirait le chinois: dans toute crise, il y a danger et opportunité. L’exigence du coté Européen n’est pas d’établir la meilleure rétribution contre les rosbifs. Elle est de trouver sa propre voie et de s’occuper d’elle-même. Angela Merkel l’a justement demandé : « il ne faut pas tirer des conclusions rapides quant à la décision britannique…» L’Europe a besoin de comprendre – de manière profonde — pourquoi ce vote est parvenue. En superficie, il s’agit d’un vote de vieux anglais pour retrouver la souveraineté britannique. Mais, au fond, le problème est que les britanniques n’ont pas trouvé suffisamment de raisons d’appartenir. Vaut ce que Sarkozy vaut, mais il a raison de dire, « Les Britanniques sont partis : c’est leur choix. Il nous faut maintenant agir vite et fort. » (JDD p6).

Les Risques

Les trois plus grands risques que BREXIT posent pour l’Europe sont :

  1. Le nationalisme dans les pays (France, Autriche, Pays Bas…) prend le pouvoir, poussé par la peur de l’immigration et un besoin de retrouver une fierté perdue. Il faudrait notamment guetter les élections présidentielles en France et l’Allemagne l’année prochaine. A ne pas oublier le risque (et le besoin d’une réponse appuyée par l’Europe et les E-U) du nationalisme russe.
  2. L’économie européenne ne décolle pas (ou plus?), laissant un taux de chômage trop important, une population jeune en position périlleuse et un mouvement de population intra-européen stagnant. A noter: les effets déstabilisants d’un système fiscal non-harmonisé et les dépenses d’état peu coordonnées font que l’Euro est totalement bancale.
  3. Que le peuple dans les pays européens se sent de plus en plus prisonnier d’un Europe dans lequel il ne se reconnaît pas ; et, quelque part, n’a pas un bénéfice à la hauteur de sa souffrance. Ainsi, on verra d’autres pays européens sans doute se lancer sur leur propre EXIT. On parle déjà de votes similaires dans plusieurs pays. Ca veut bien dire qu’il y avait un courant fort anti-européen qui régnait avant le vote du Royaume-Uni.

Les risques sont de taille. Mais elles existaient bien avant le BREXIT. En fait, ces sujets ont été discuté pleinement précédemment. Mais, à 28, on n’a pas trouvé de solution. Le problème c’est que personne (à Bruxelles en particulier) ne sentait suffisamment l’urgence. C’est tout comme les Comités Exécutifs qui sont sur-peuplés. Un Comex de 28 27 personnes est tout juste ingérable.

Les Opportunités

Les opportunités pour l’Europe — voire des conséquences inattendues — sont :

  1. Un réel besoin de définir la vision (son NORD) de l’Europe ; chose qui pourrait être rendu plus facile sans la présence et le point de vue toujours pinailleur des anglais. D’abord, il faudrait imaginer un avenir dans lequel l’Europe a une place définie dans le monde, et dans lequel les membres s’identifient. Deuxièment, il faudrait s’entendre sur ces de facto valeurs partagées. A ce jour, ni la vision, ni les valeurs en commun sont clairs.

    brexit ideal europe

    La Maison Idéale par Claude Nicolas Ledoux, 1770

  2. S’attaquer à comment mobiliser l’économie européenne de l’intérieur — au lieu de se focaliser comment repousser ou épingler les nouveaux entrants (ex Google, Facebook et Alibaba), encourager l’entrepreneuriat ainsi que le mouvement des gens entre les pays ; et collaborer sur des projets stratégiques (outre Airbus!). L’imposition et la bureaucratie lourde ne sont pas des conditions favorables pour le business.
  3. A partir d’un Nord bien défini, prendre les décisions difficiles. Par exemple : de nettoyer l’Europe des membres qui ne jouent pas le jeu. Le consensus n’est pas ami avec la prise de décisions difficiles.
  4. Sans oublier que, si l’Europe agit correctement, l’Ecosse et l’Irlande du Nord pourraient décider de se rejoindre à l’UE…

Dans la vision de l’Europe de demain, il y aurait besoin d’identifier une ou des valeurs en commun* ; une idée partagée de facto par les peuples y résidant. Il faudrait prendre des actes solidaires qui démontrent une volonté précise et qui unissent. Il faudrait du stream-lining (allègement) du processus de prise-de-décision. Y aura-t-il enfin un alignement sur les politiques fiscaux et, plus compliqué encore, sur le rôle de l’état (ex : niveau de dépenses) au sein de chaque pays ?

Redefinition de l’Europe

Même si beaucoup détesterait l’idée, il y aurait peut-être besoin d’un vrai chef d’orchestre de l’ensemble. Y aurait-il un appétit de la part des citoyens (et de leurs gouvernements) de céder plus du pouvoir et de la souveraineté à une méta-structure, à un Président européen ? Mais, imaginant que ça soit accepté, y aurait-il une personne à la hauteur ? Angela Merkel présenterait la meilleure option.

Beaucoup de questions sont posées. Mais ces questions auraient dû être débattues et réglées bien avant. Maintenant, on se doit de dire qu’il y a feu au lac.

Si Brexit avait raison…

Brexit

Brexit – Breaks It or Fixes It? Se passe ou ca casse ?

Si l’Europe est capable de se mobiliser dans des changements radicaux qui assureront l’avenir de l’Europe, le BREXIT aurait eu l’intention inattendue de donner le coup de pied nécessaire de provoquer ce processus de changement. Mais si l’Europe implose, cela donnerait raison au Royaume-Uni, qu’il aurait eu bien raison de s’en retirer. Peut-être le Royaume-Uni aurait été l’étincelle, mais à mon sens, la braise était déjà allumée. Dans les deux cas, je maintiens ma position que Brexit était la bonne décision, même si le moyen et la raison derrière ce vote sont peu salubres.

Un premier acte : Au moment de l’Euro 2016, je proposerais de créer une équipe européenne pour chaque sport (pas simplement le golf) !

L’Europe : A nous d’agir ensemble !

*Alors que les Etats-Unis sont loin d’être exemplaire sur plein de points, il y existe le partage – à travers les 50 états – d’une croyance fondamentale : l’individu à droit de construire son propre avenir. Ce genre de valeur partagée lie et transcend tout le peuple américain. Que la UE trouve la sienne !

Rechercher l’Agilité et Accélérer l’Innovation avec Jean-Francois Dhinaux (MDF90)

Minter Dialogue avec Jean-Francois Dhinaux

jean-francois dhinauxCet entretien est avec Jean-François Dhinaux, consultant, speaker et fondateur de 3HD, une agence qui aide les entreprises dans l’accélération de leurs projects digitaux. Avec une belle expérience dans l’ecommerce et les enseignes, Jean-François apporte un regard opérationnel et international. Dans cet entretien, nous discutons de l’intérêt et la meilleure manière pour des entreprises de s’aligner et intégrer des startups pour se rendre plus agile et innovant.

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Quand La Transformation Digitale Ne Fonctionne Pas… 9 Raisons Responsables

Bon nombre d’entreprises ont sur leur plan stratégique la transformation digitale. Selon une étude de Monster France, 94% des dirigeants d’entreprise considèrent que la transformation numérique est un objectif stratégique. C’est une évidence qu’à partir du moment que le sujet est sur l’agenda du Comex, l’entreprise se sent en retard par rapport aux changements. Le plus grand problème pour les exécutifs est qu’il ne s’agit pas simplement de l’installation d’un nouveau système d’information. Avant tout, il s’agit d’un changement d’état d’esprit*. Dans un article que j’ai écrit pour CMO.com, j’ai parlé de « la montagne digitale » ; et l’ensemble est bien difficile à saisir.

transformation digitale 1

Pourtant, chaque entreprise est obligé de comprendre les implications et opportunités qui y résident sinon les entrepreneurs vont y penser (et agir) à leur place. Il y a 3 principes qui sont profondément perturbés par l’existence de cette montagne digitale:

  1. la vitesse avec laquelle il faut communiquer et agir
  2. la relation avec le client
  3. le modèle de business.

Pourquoi mon programme de transformation digitale ne marche pas ?

C’est une question qu’on entend souvent, en tout cas dans les coulisses.

transformation digitale 1

Voici la liste des raisons que je pense expliquent le manque de succès de ces programmes. Ce n’est pas dans un ordre particulier ; en revanche, les trois premiers sont fatals.

  1. L’entreprise manque de « Nord. » C’est à dire, elle n’a pas de mission précise qui rassemble et donne du sens et la bonne direction.
  2. Le patron n’est pas digital. Il (elle) se contente de lire ce qui se passe dans les rapports des consultants, ou pire encore les articles du Monde et les Echos.Une variation sur ce thème: le patron pense que le digital n’aura pas un grand impact sur son business (du moins, avant son départ).
  3. Pas centré sur le client. L’entreprise a une culture incompatible avec le concept « le client est roi. » C’est un fait que le consommateur a plus de pouvoir que par le passé.
  4. Désengagement de l’employé. Avec la mobilisation nécessaire dans la transformation digitale, ça ne peut se passer si l’ensemble des managers sont pleinement engagés. De plus, avec le renversement du pouvoir vers le client, les points de contacts avec les employés se sont démultipliés et l’opportunité de trébucher est ainsi plus fréquente.
  5. La gestion du temps est déréglée. Symptôme aussi d’un manque de Nord, la gestion du temps est rendu difficile par l’avalanche de nouveaux modes de communications. Cette gestion est empirée si les couches d’hiérarchie restent en place, les silos sont encore trop présents et si les patrons n’ont pas pris le pas digital en main eux-mêmes. L’agilité demande une capacité de se décider rapidement.
  6. La communication en interne est en défaillance. Symptôme d’un management non digital, il existe un arriéré des emails et/ou messages dans la boîte vocale; des pare-feu encore trop restrictif pour permettre les « nouveaux » outils (ex: Dropbox, Doodle, Google Drive, Skype, Facebook…).
  7. Un héritage pesant. Que ça soit les systèmes et l’infrastructure existants ou les compétences des personnes en place, l’entreprise souffre de son héritage.
  8. Privilège aux idées. Dans une quête de toujours mieux faire, voire la recherche de la perfection, l’action prend du temps.
  9. L’état d’esprit n’est pas adapté. Les concepts de la transparence, l’authenticité, l’empathie et l’acceptance de l’échec, sont antithétiques avec la culture de l’entreprise (et notamment des membres du Comex). 

Le PDG est souvent tenté de nommer un Chief Digital Officer, en charge de la transformation digitale…. comme si la transformation de l’état d’esprit pourrait se déléguer ? Tracer son chemin sur la montagne digitale demande beaucoup d’efforts dans les meilleurs de cas. Et encore, si la pression reste focalisé sur la performance court-terme, la transformation digitale est vouée à pâtir.

En êtes-vous d’accord ? Y a-t-il d’autres raisons que vous avez trouvé ?

*D’où le nom de mon agence: myndset, ou l’état d’esprit.

Beaugrenelle Paris: Un Centre Digitalisé et Les Manières Qui Fâchent

Je suis allé découvrir le centre d’achat, dit « état de l’art » en matière d’expérience beaugrenelle by Claudius Dorenrof (FLICKR CC)shopping, le Centre Beaugrenelle dans le 15è à Paris.Sur leur site, ils proclament être « le centre commercial du 21e siècle ». J’imaginais une expérience poussée sur le digital. Alors que l’environnement est éclairé, agréable avec une bonne selection de boutiques, le bilan « digital » n’est pas très flatteur (2 sur 10). 

De quoi s’agit le côté digital du centre? J’ai trouvé quatres choses principalement:

  1. Des bornes / écrans qui expliquent le centre avec des indications au toucher.  
  2. Une application mobile dédiée (Android/iOS). 
  3. Un wifi gratuit. 
  4. Le magasin « phare » de Darty qui est un ‘concept store.’

Bornes: Avec l’écran tactile, j’ai eu des renseignements précis mais tout à fait ordinaire. Le toucher est comme d’habitude, pas toujours fiable. Au mieux, il y avait des codes QR.

Beaugrenelle ApplicationSur l’application mobile, qui favorise des interpellations directes, je suis mon soif car je n’avais pas donné des informations personnelles ainsi je craignais des appels ou offres à côté de la plaque. Aucune offre m’est venue lors de ma visite. Bonne nouvelle, en téléchargeant sur mon compte américain, j’ai eu droit à une version en anglais. En revanche, tout le contenu est resté en français. Tant pis pour les anglo-shoppers. 

Beaugrenelle wifiWIFI: Sur le wifi, grosse frustration. Je ne suis arrivé à me connecter proprement pendant toute ma visite; dieu sait combien je peux être têtu sur ce genre de chose. Visiblement il y a un problème de débit et de bornes, car le fait de monter et descendre l’escalateur était fatal. Il semblerait que le problème existe depuis le début. Frank Rosenthal a écrit en décembre 2013: « avec un wifi inaccesible sur une grande partie du magasin (pas de réseau) … l’expérience digitale est carrément raté. » C’est dire, l’écoute n’y est pas encore.

Le Coup de eGrâce – Save My Smartphone

Beaugrenelle Save My SmartphoneEnfin, sans faire le bilan du magasin Darty, amplement fait par d’autres, j’ai vu un concept digital que je pensais allait incarner le côté digital du centre: Save My Smartphone (SMS), une réparation express des smartphones (650 références, disent-ils sur leur site). Là, le comble. Le côté digital s’est déroulé comme suit:

J’approche le kiosk et je dis « bonjour » au garçon en train de regarder son appareil. 

Il lève la tête et me regarde; et il attend.  

Ensuite, il dit « Bonjour » avec l’air d’attendre encore une salutation de ma part. Mais comme il avait la tête dans son appareil il ne m’avait pas entendu. Je lui ai fait la remarque. En effet, c’était peut-être une synthèse du côté digital du centre. 

Au fait, si vous voulez réparer l’écran brisé de votre iPhone 6+, vous l’auriez en 20 minutes pour le butin de 229 euros. L’écran du iPhone 6, vous reviendrait à 149 euros (toujours en 20 minutes). A noter qu’ils proposent toutes formes de réparation. SMS est lancé en 2013 par Damien Morin, 25, qui a visiblement de grandes ambitions. En revanche, il faudrait aussi s’occuper du terrain de tous les jours… l’aspect bien terrien : l’analogue relation client.

Beaugrenelle: Un Centre Connecté = Digital mais plutôt très analogue

Bon, pour terminer, j’ai pris la brochure du centre Beaugrenelle. A ma grande surprise, il n’y avait pas aucun lien URL dedans, ni un code QR ou signet social. En revanche, j’ai trouvé une conférence à signaller: Un Dimanche Pour Se Réinventer (The School for Life), avec Fanny Auger, Jerome Frizzera-Mogli et Sandra Reinflet, du 11h30-12h45 le 3 avril. A faire si vous êtes dans le coin! Inscrivez-vous ici. C’est ça de gagner !

La Digitalisation de la Presse — En Quête de Solution

Télématin (France 2) a diffusé un reportage le 9 janvier 2016 sur l’état d’aLogo-Télématinvancement des journaux (officiellement « la presse écrite ») en 4 pays, et puis a fait un comparatif avec la France. « Comment les journaux résistent-ils face à Internet ? » Quels pays choisir, alors, pour évaluer le tournant digital des médias et la digitalisation de la presse ? Personnellement, j’aurais pris des pays tels que la Norvège (Schibsted) l`Allemagne, les États-Unis, la Corée du Sud ou encore l’Angleterre. Dans ces pays, le tournant digital est en plein fouet depuis un certain temps, et les médias ont dû prendre des grands virages face à une population digitalisée. Par curiosité, j’aurais peut-être voulu connaître l’état d’avancement en Chine et la Russie, là où il y a des enjeux de taille autour de la liberté de presse.

Mais, Télématin a choisi de regarder…. (roulement de tambour)…

La Grèce, l’Italie, l’Inde et le Canada

Lequel de ces pays est un titan du digital, reconnu mondialement pour ces avancées technologiques et/ou digitales ? Quand on parle de la presse, c’est vrai qu’il y a une histoire à raconter quelque soit le pays. C’est normal. Par les médias, on a un aperçu sur la culture … On peut « lire » beaucoup dans les médias, pas simplement de par ce qui est écrit, mais dans la liberté, le contrôle et par la passation de l’analogue au digital. Mais, aurait-il été l’objectif de la chaîne France 2 de mettre les médias en France en meilleure lumière par rapport à ces quatre exemples versus des pays plus en avance ?

L’ANALYSE DU DIGITAL – PROXY DE L’ANALYSE NORMALE?

C’est vrai qu’analyser comment la presse écrite se comporte permet une certaine lecture de comment le pays se comporte de façon générale vis-à-vis de la disruption digitale. En effet, les médias étaient au premier rang pour faire face à l’âge numérique. C’est au milieu des années 1990 que l’Internet a commencé à perturber l’industrie des médias (journaux, livres, musique…). Depuis 20 ans, la presse écrite vit une crise sans répit. Il y a beaucoup d’exemples de fermetures. Il y a même un site dédié à ce sujet: Newspaper Death Watch ou encore une rubrique sur The Guardian.

La presse écrite à l’air [sic] du digital ?

Le reportage de Télématin a cherché à comprendre comment la presse écrite « survit » dans l’ère digitale. Mais, sur les 4 pays choisis dans le reportage de Télématin, seulement le Canada peut être considéré un pays « moderne » en matière du digital. Pour le reste, on est sur des modèles chroniquement anciens.

La question fondamentale sous jacente est la liberté de la presse face à l’équation économique, le contrôle des récits et de l’opinion publique. En Grèce, comme j’ai identifié dans un billet précédant intitulé, « La Liberté de Presse, Comment Bien Se Défendre, » le problème n’est pas la digitalisation de la presse, mais la liberté de celle-ci avec un patronat de barons sans scrupule. Pour l’Italie, je note que le nom de Berlusconi n’a même pas été soupiré pendant le reportage. Pour l’Inde, ils n’ont pas cité IndiaTimes.in, la version digitale du Times of India qui est le journal anglophone avec la plus grande circulation quotidienne au monde. A noter que IndiaTimes.in est actuellement le 106è site sur les palmarès mondiaux (selon Alexa) en matière de trafic. Bref, hormis l’histoire de La Presse au Québec* qui est passé totalement au digital pour les éditions quotidiennes dans la semaine, le reportage s’est concentré sur comment le papier se maintient. Autrement dit : comment on peut résister au changement et rester dans le 20e siècle !

La liberté digitale ?

Le tournant digital de la presse est indubitablement lié à l’aspect transfrontalier et poreux de l’Internet. Les barons et gouvernements dans les pays qui jouissent d’une liberté sur le Net (en vert en dessous, carte par FreedomHouse) ont plus de mal a priori à contrôler les messages – quand bien même ces médias leur appartiennent. Heureusement, nous avons une certaine transparence. En tout cas, les citoyens ont la liberté de lire et écrire ce qu’ils veulent. Cependant la liberté ne résout en rien la difficulté des médias à survivre, économiquement parlant. Non sans ironie, on pourrait penser que la digitalisation de la presse met en péril la liberté de la presse.

digitalisation de la presse

Les modèles de business ne cessent de migrer. Les choix sont généralement entre la solution totalement payante (Mediapart, Wall Street Journal), payant avec des accès gratuits (ex New york Times), la gratuité entière en ligne (The Guardian…) ou la gratuité en ligne et en papier (ex Direct Matin, 20 Minutes…). Mais la réalité est que le papier est toujours la source primordiale des revenus. Encore aujourd’hui, 93% des revenus des journaux proviennent du print. Les revenus de la publicité digitale grimpent, +8.5% en 2014 et +60% depuis cinq ans…. Mais c’est toujours très faible. (Source Guardian)

la digitalisation deS medias… a venir: la television

Si la presse écrite était au premier rang pour confronter la numérisation des contenus et une diffusion/distribution par l’Internet, la télévision est au deuxième rang. Le contenu en vidéo s’apprête autant au numérique que l’écrit, avec le bémol de la bande passante. Si on veut voir comment la télévision va devoir prendre le tournant digital, mieux vaut NE PAS regarder les cas de l’Italie, la Grèce et l’Inde…. En revanche, il est certain que nul pays n’a la solution parfaite… A benchmarker plutôt (quand même) les pays « modernes » pour essayer de travailler ensemble sur une bonne solution qui permette cet équilibre compliqué de l’équation économique, l’audience … et l’indépendance éditoriale au moins pour les chaînes sérieuses.

*A noter que le journal de Seattle, Le Post-Intelligencer, a fait la même chose, mais plusieurs années avant, en 2009.